mercredi 4 décembre 2019

A vous mes sœurs et mes frères terriens.



Extrait du film Nous resterons sur Terre. Extrait clip non officiel Damien Saez La Fin Des Mondes  Fat Blach Sheep



Suite à un débat sur « La nature, le sauvage, les peurs et les constats que l’on peut faire des conséquences de l’homme sur cette terre… »… Bref, de quoi donner à moudre à notre mental pour qu’il se sente exister, utile… mais après ?!

Préambule :

Lettre apolitique, et oué je suis apolitique, je dis cela à tous ceux à qui cela fait plaisir de me ranger dans une petite case, de me coller une étiquette… si ça les rassure. De toute façon ils en trouveront bien d’autres à coller.
Prenez s’il vous plait deux secondes de recul, regardez un peu ce qui se passe dans votre boite crânienne et du coup vos réactions, pour en arriver là !!!

Bon, visiblement, quand on parle de la vie, du manifesté du vivant, beaucoup de gens ne comprennent pas de quoi on parle, ou ont un concept intellectuel flou. 
Alors c’est normal qu’ils ne nous suivent pas lorsque l’on aborde la facette du concret. C’est comme décrire à quelqu’un ce qu’est un feu de bois alors qu’il n’en a jamais vu et qu’il n’en a qu’une vague idée… alors de là à ce qu’il allume son premier feu, il y a un fossé énorme ! 
Et pourtant le vivant, on le vit tous les jours, sinon nous ne serions pas là.
Pour le ressentir, le vivre tout est une question de où l’on place notre conscience. Il y a une différence entre une vision intellect et le vécu du vivant

« Je suis triste quand vous vous éloignez du vivant.
Quand dans votre petite mort vous vous détruisez avec vos étiquettes, vos préjugés.
Quand vous ne regardez pas au-delà des apparences, des formes, du formatage qui vous aveugle.
Quand je te vois jeter des mots, oui des maux, comme des pierres sur ton prochain, sur tes frères et tes sœurs. »


Sagesse ne rime pas toujours avec intelligence.


On peut parler des peuples sauvages, primitifs, voir premiers, certes ce sont les mêmes, mais les mots changent, parce que notre regard change aussi, donc notre relation à eux évolue.
Comme nous ils sont ce qu’ils sont, des êtres humains, et la majeure différence que je peux constater en regardant par exemple les Kogis (peuple premier de Colombie), c’est qu’ils ont développé une certaine sagesse et harmonie avec eux-mêmes et ce qui les entoure.

Nous, nous n’avons dans la très grande majeure partie de nos pays, développé depuis des siècles l’intelligence, pour être les premiers en écrasant l’autre. Il n’y a qu’à voir le système scolaire pour se rendre compte sur quoi est basée notre éducation. 
Ce qui compte c’est de réussir sa vie en étant le premier de la classe. Alors pas étonnant que l’on asservisse l’autre, que ce soit pour le piller, ou entretenir des écarts économiques afin de les rendre esclaves, que l’on entretient des guerres partout depuis toujours.
Pour ça oui, l’homme est intelligent, mais on ne nous apprend pas la sagesse, surtout pas !
On a le cœur dans la suie et c’est tellement facile de cracher sur l’autre.

Pour nous, hommes dits civilisés, rien n’a vraiment changé depuis des siècles, en nous dans nos manières d’être, on ne nous apprend pas à vivre le vivant, on ne fait que nous apprendre à nous battre pour glorifier l’égo d’être le premier, le plus fort. 
D’écraser l’autre, de compter le vivant comme de la matière première… Pour l’argent ???, pour le pouvoir ? Pour justifier d’être là ???… 
Il faudrait absolument agir pour se sentir vivant. On nous apprend tellement à produire, à toujours faire, et cela satisfait notre petite personne, mais ne sert absolument pas la Vie !

Derrière cela je ne vois que le « moi je », coupé du vivant, de ce qui coule à travers nous, nous chaque être vivant, arbres, brins d’herbes, moucherons.

Ce « moi je », cette structure de survie, comme on le dit en psychologie quantique, cette survie de l’intellect, celle du mental qui a pris les commandes de peur de ressentir la vie, structure de survie pour se protéger d’un passé qui lui a fait peur mais qui n’est plus.

Alors, oui, on en a besoin, mais il vaut mieux qu’il soit un bon serviteur qu’un mauvais maitre.

La vie, le vivant, s’adapte, s’équilibre sans notre petite personne. Mais on ne nous apprend pas à la laisser faire, il faut bien justifier notre structure de survie. Et s’il y a bien une chose à faire, c’est de la laisser faire, en soi, écologie intérieure, et autour de soi, d’être avec elle et non contre elle, de croire toujours « bien faire », de croire qu’il faut faire ceci ou cela pour que ça marche.

La vie est tellement parfaite, il suffit juste d’être avec elle et la laisser couler, donc finalement être en harmonie avec elle et lui faire confiance au lieu de se prendre pour des petits dieux.

« La nature fait les choses sans se presser, et pourtant tout est accompli »
Lao Tseu

L’être humain fait partie de la nature et c’est visiblement le seul à ne pas vivre en harmonie avec le vivant.A moins qu'il représente finalement le chaos et qu'il a son chemin a faire... ou pas.
Lui qui s’inquiète de sa survie si les abeilles et papillons viennent à disparaitre, au lieu d’être en dysharmonie avec son prochain, ferait mieux de commencer à trouver l’harmonie en lui et laisser couler le vivant. 
Et le problème n’est pas ailleurs, il est en chacun de nous. Certes, l’équilibre des bactéries, des insectes ou de l’Amazonie c’est primordial, mais arrêtons de croire que l’on sait tout sur tout, parce que c’est extrêmement destructeur car il n’y a aucune écoute, aucune sagesse.
Et on va mettre aux commandes d’une nation, d’un territoire, des gens qui n’en sont pas là ???

Les racines du problème sont en nous-même. Alors comment résoudre un problème issu de nous-même si l’on ne travaille pas sur nous-même et avec ce qui nous anime ? Le vivant, la Vie !

Et là, aucun blablas, aucun discours ou cours ancestral.
Pour ça il faut laisser notre intellect de côté, le temps d’explorer le vivant, de le laisser prendre soin de nous. Laisser faire, c’est déjà agir. Ne négligeons pas cela, car c’est extrêmement juste et puissant.
Cette conscience du vivant ne peut se comprendre comme cela, il faut le vivre dans ses tissus dans sa chair. C’est comme décrire à quelqu’un le goût d’une fraise, il ne comprendra jamais vraiment tant qu’il n’en n’aura pas goûté une.

"Je suis triste quand je te vois t’éloigner de la vie, du vivant qui nous traverse et qui nous unit tous, plantes, insectes, protozoaires, humains, … tous terriens."


https://www.youtube.com/watch?v=cCDcaP0VJ90


“Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.”
Martin Luther King

J’ai un rêve… J’ai un rêve qu’un jour, l’être humain laisse tomber ses préjugés, ces préjugés qui vous coupent de tout, qui vous détruisent.

Et pour répondre à certaines inepties que j’ai pu entendre, non, la vie et survie en milieux naturels ne consiste pas à se camoufler au fond d’une forêt ou satisfaire bêtement notre honorable estomac en mangeant un pissenlit.
C’est à mon sens un levier d’éducation extrêmement concret, car l’enseignement se passe face à soi-même et avec la relation que l’on a au plus près de la réalité. Remettre l’homme avec la nature, dans le plus simple appareil, sans fioritures et répondre de manière pragmatique à nos besoins les plus essentiels comme respirer, s’hydrater, conserver du mieux que l’on peut ses précieuses calories à 37°C pour garder ses fonctions vitales efficaces, etc…

Là, on a deux cas de figure, la survie a court terme, et si l’on se cache au fond d’un bois, on est carrément à côté de la plaque, puisque pour aider un ou plusieurs membres d’une société, nous avons mis en place une chaine de secours telle que les pompiers, urgentistes, médecins, infirmières,… et tout l’ensemble des infrastructures qui vont avec. Le premier maillon de cette chaine d’entraide et de survie d’une personne de notre espèce en danger, c’est nous-même. Alors, oui, notre boulot c’est de former ces premiers maillons qui peuvent sauver des vies, et l’un des premiers principes que l’on apprend, c’est d’anticiper et donc de se signaler en amont, et au pire efficacement sur le terrain, et non en se cachant dans les bois !

Le deuxième cas de figure qui vient très vite à nous au bout de quelques jours de stage en plein milieu de la nature, en se donnant le chalenge de répondre à ces besoins essentiels avec le moins d’artifices possibles, le plus minimaliste possible est, la vie et survie à long terme, et là, la réalité nous explose à la figure car en quelques jours on se rend compte à quel point nous sommes dépendants d’un milieu, alors que lui non, et à quel point les ressources sont maigres et qu’il faut en prendre extrêmement soin et vivre avec le courant du vivant sinon c’est la fin. Par contre, le milieux a besoin que l'on prenne soin de lui.

Pour ce qui est de la relation avec notre estomac et les plantes, sachez que l’impact sur ce qui nous entoure est sain pour l’ensemble des êtres qui partagent le milieu si cette relation est empreinte de sagesse. 
Certains nous cassent du sucre sur le dos et les mêmes vont nous pondre de belles campagnes de pub nous disant qu’il faut consommer local, de saison, etc… pour préserver le milieu. Personnellement cela fait plus de dix ans qu’on transmet ce savoir-faire de manière pragmatique et que l’on voit autour de nous les stagiaires avancer réellement sur toutes ces problématiques.

Quand je vois une stagiaire revenir et nous dire qu’elle a « bugué » en allant au rayon surgelé du supermarché pour aller vers les fruits et légumes, je sais que la prochaine étape se sera d’intégrer les plantes sauvages dans son jardin et son potager et ainsi de suite.

Quand on demande à nos amies les plantes où on en est avec la nature ? Pour elles, on ne va pas droit dans le mur… on y est déjà. Mais pour elles, ce n’est pas « grave », elles vivent l’instant. Elles vivent vraiment. 
Et peut-être le plus marquant, c’est qu’elles nous aident à avancer sur notre chemin avec le vivant.

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme."
François Rabelais.

Et tout cela n'est que du blablas, nécessaire, mais du blablas, on est pas vraiment dans le concret là. A bon entendeur...








mardi 1 octobre 2019

Semoule au lait végétal et plantes sauvages




dessert plantes sauvages, semoule au lait

Vous désirez faire une recette de semoule au lait originale ? Avec plein de variantes pour épater vos papilles et celles de vos amis ?


Ingrédients pour 4 personnes, recette classique :


dessert plantes sauvages, semoule au lait sauvages


  • 75cl de lait végétal (riz, amande, noisette,…).
  • 75g de semoule (maïs, blé, …).
  • 2 cuillères à soupe de sucre complet ou de rapadura.
  • 1 gousse de vanille.
  • Des fruits secs comme raisins, abricots, amandes, noisettes…


Action !

Faire bouillir doucement le lait et y faire infuser la gousse de vanille
Incorporer la semoule en la saupoudrant par-dessus tout en remuant le tout durant environ 5 minutes.
Ajouter le sucre un peu avant d’éteindre le feu tout en continuant de remuer de manière homogène.
Verser le contenu dans des ramequins en y ajoutant des raisins ou autres fruits secs.
Laisser refroidir avant de déguster.


Variantes :

On peut varier les plaisirs en remplaçant la gousse de vanille par :

3g d’orties séchées en poudre, cela donne un gout de thé vert japonais.
ou 2  brins de fleurs et feuilles de lavande, l’équivalent d’1g sec ou une petite cuillère à ras.
ou 1 à 2g de feuilles séchées de menthe, l’équivalent d’une poignée de feuilles sèches.
ou environ 3-5g de fleurs séchées de mélilot (melilotus sp.)
ou d’épicéa (picea abies), une grosse poignée de jeunes feuilles ou de plus anciennes (ce n'est pas le même goût).
ou 5g de fruits de carotte (daucus carotta)
ou 5g de mélisse
ou 5g de lierre terrestre (glechoma hederacea) - à ne pas confondre avec le lierre grimpant (hedera helix) qui est toxique
ou 3 g d'aspérule (galium odorantum) séchée
etc….

Bref, vous l’aurez compris, les déclinaisons sont presque infinies.