mardi 1 octobre 2019

Semoule au lait végétal et plantes sauvages




dessert plantes sauvages, semoule au lait

Vous désirez faire une recette de semoule au lait originale ? Avec plein de variantes pour épater vos papilles et celles de vos amis ?


Ingrédients pour 4 personnes, recette classique :


dessert plantes sauvages, semoule au lait sauvages


  • 75cl de lait végétal (riz, amande, noisette,…).
  • 75g de semoule (maïs, blé, …).
  • 2 cuillères à soupe de sucre complet ou de rapadura.
  • 1 gousse de vanille.
  • Des fruits secs comme raisins, abricots, amandes, noisettes…


Action !

Faire bouillir doucement le lait et y faire infuser la gousse de vanille
Incorporer la semoule en la saupoudrant par-dessus tout en remuant le tout durant environ 5 minutes.
Ajouter le sucre un peu avant d’éteindre le feu tout en continuant de remuer de manière homogène.
Verser le contenu dans des ramequins en y ajoutant des raisins ou autres fruits secs.
Laisser refroidir avant de déguster.


Variantes :

On peut varier les plaisirs en remplaçant la gousse de vanille par :

3g d’orties séchées en poudre, cela donne un gout de thé vert japonais.
ou 2  brins de fleurs et feuilles de lavande, l’équivalent d’1g sec ou une petite cuillère à ras.
ou 1 à 2g de feuilles séchées de menthe, l’équivalent d’une poignée de feuilles sèches.
ou environ 3-5g de fleurs séchées de mélilot (melilotus sp.)
ou d’épicéa (picea abies), une grosse poignée de jeunes feuilles ou de plus anciennes (ce n'est pas le même goût).
ou 5g de fruits de carotte (daucus carotta)
ou 5g de mélisse
ou 5g de lierre terrestre (glechoma hederacea) - à ne pas confondre avec le lierre grimpant (hedera helix) qui est toxique
ou 3 g d'aspérule (galium odorantum) séchée
etc….

Bref, vous l’aurez compris, les déclinaisons sont presque infinies.




jeudi 4 juillet 2019

Fabriquer sa limonade de plantes maison



limonade maison, fabriquer sa limonade unis vers nature




En été, la limonade, pourvue qu'elle ne soit pas trop sucrée est agréable et assez désaltérante, et surtout elle réjouit les petits. 
Le problème des limonades du commerce, c'est qu'elles sont bien souvent trop sucrées,  c'est en partie pour cette raison que j'ai commencé à faire ma limonade il y a quelques années. 

Comment réussir à avoir du pétillant? 


C'est simple, on utilise un procédé vieux comme le monde : la fermentation ! Les levures contenues dans les fleurs vont contribuer à mettre en place le processus. Dans d'autres pays, comme les pays d'Europe de l'Est ou la Russie, ils utilisent par exemple du pain pour obtenir une fermentation et produire le kvas, une boisson pétillante plus ou moins alcoolisée selon le sucre ajoutée, à savoir que l'ajout de raisins secs peut vite faire monter le degré d'alcool.

Les fleurs utilisées : 


La plante la plus connue pour les limonades de fleurs est de loin le sureau, mais il est possible d'utiliser une multitude de fleurs différentes, voici celles que j'ai testées : 
  • Le pissenlit - goût un peu miellé, pas ma préférée
  • Le tilleul -  saveur très douce et parfumée
  • Le lierre terrestre - saveur qui rappelle un peu le médicament mais agréable
  • L'acacia - saveur de mandarine très surprenante
  • La reine des prés - pas encore goûtée!
  • La menthe (en cours de réalisation)

Le pas à pas pour 4 litres de limonade: 


Ingrédients :

  • 4 Litres d'eau
  • 240g de sucre (60g par litre, on peut aller jusqu'à 100g par litre, mais je trouve que 60g ce n'est pas trop sucré, la fermentation va de plus diminuer la sensation de sucré au final et si vous ajoutez trop de sucre, il peut y avoir un début de fermentation alcoolique, je vous rassure, très légère)
  • 2 citrons
  • Les fleurs choisies

Le déroulé :

C'est parti pour la fermentation ! Ici limonade de sureau

  1. Récolter vos fleurs, il n'est pas nécessaire de récolter de grosses quantités, en général, 2 poignées suffisent
  2. Dans un grand récipient opaque, mettre tous les ingrédients, les citrons sont coupés en morceaux, mélanger et couvrir mais pas hermétiquement afin que des insectes ne puissent pas y pénétrer
  3. Mettre le récipient au soleil - c'est la chaleur qui agit et non les rayons du soleil d'où l'importance du récipient opaque - pendant 1 à 4 jours, cela va dépendre de la chaleur extérieure. Remuer le mélange plusieurs fois par jour. S'il fait très chaud, la préparation va chauffer par l'action du soleil et vous aller vite voir des bulles se former. Quand ça mousse un peu, ça veut dire que vous pouvez passer à l'étape suivante
  4. Filtrer le liquide en pressant les morceaux de citron puis mettre dans des bouteilles à limonade, des bouteilles simples à bouchons qui se vissent ne suffiront pas, car la fermeture doit être bien hermétique et solide. 
  5. La filtration et le pressage, ici limonade de reine des prés
  6. Mettre les bouteilles au chaud encore quelques jour, la fermentation va se poursuivre, et le gaz se former dans vos bouteilles, puis stocker dans un endroit frais (au garage ça peut suffire)
  7. Selon la température, la limonade peut-être prête au bout d'une semaine environ, voire moins.
 
Attention à l'ouverture, si la fermentation a été particulièrement active, il faut ouvrir avec précaution, car parfois la limonade se comporte comme si elle avait été secouée. Un petit passage au réfrigérateur avant ouverture peut diminuer l'effet. 
Pour ma part, je suis toujours fascinée par ce processus qui fait que l'on part d'eau avec du citron, du sucre et des fleurs pour arriver à une boisson pétillante... le miracle de la vie!!! En tout cas, j'expérimente et apprends en permanence. 

Bonnes expérimentations à vous, et merci par avance pour vos retours sur vos tests... ;)

 


vendredi 7 juin 2019

L'art du feu par friction 3/3


un angle de plus ou moins 120° formant un angle entre le pied de la planchette et la jambe d'équilibre.
Posture typique "scolaire".

L'art du feu par friction 1/3
L'art du feu par friction 2/3


La technique:


  1. Mettre en place C.H.V.C.R. Conscience !
  2. Récoltez des matériaux, pour le kit et le feu.
  3. Confectionnez les différents éléments, planchette, drill, foyer, nids, ...
  4. La posture est très importante, le corps doit couvrir la future braise pour la protéger des éléments. Talon et genoux alignés sur une ligne pour dégager le passage de l'archet. Le creux formé par le poignet de la paumelle et de l'avant bras s'emboutant contre le tibia. La planchette dessous le milieu du pied et très proche de la drill. Le poids du corps permettra d'appuyer la drill par la force de gravité, et non avec un effort musculaire. L'épaule et la cuisse en contact forment un bloc avec l'ensemble du corps et de l'avant bras fixe. Regardez et étudiez les différentes photos, rien n'est anodin;)
  5. Formez un pré trou, avec la pointe d’une pierre, d’un couteau, puis ajustez la drill, planchette et archet en finissant le pré trou à la drill. 
  6. Réalisez votre encoche (+ ou - 30°), et disposez dessous de quoi isoler et récupérer la braise.
  7. Dosez le rapport vitesse appuis pour obtenir une bourre cotonneuse, fibreuse, … 
  8. Une fois l’encoche remplie par le premier combustible, donnez l’énergie, l’impulsion pour que la braise naisse. La planchette sous l’effet de la drill va véritablement accoucher d’une braise…c’est la vie.
  9. Si braise il y a, prenez le temps, c’est comme avec un enfant, un bébé, … recueillez-la et transférez-la dans son nid.
  10. A partir de là dynamisez-la doucement mais sûrement pour passer de l’état solide à celui de fumée, donc de gaz pour obtenir par la suite une première flamme. Il existe différentes méthodes, bien-sûr souffler dessus, créer un courant d'air en faisant des cercles avec le bras et le nid, laisser faire dame nature....;) Faites juste attention au retour de fumée, donc de flamme.
  11. Transférez le tout au cœur du foyer si cela n’est pas déjà fait. 
Une fois la braise optenue, transferer la délicatement dans le nid.
Première braise

La technique et les principes sont simples, mais pas forcement faciles, il y a moult détails, moult subtilités (tout est loin d'être énoncé dans l'article) qui vont garantir, ou pas, la réussite d’une première flamme. Il y a aussi un coup de main à prendre, une posture à éduquer, ... l’observation, l’écoute de ce qui se passe est aussi une clef. 

Nids et fumée qui donnent les premières flammes
Premières flammes ;)


Si vous n'y arrivez pas du premier coup, reprenez chaque point, relisez l'article sur le "triangle" du feu, et nos autres article sur le coton carbonisé par exemple. Regardez si vous adapter bien C.H.V.C.R, revoyez votre posture, ... Et ressayez, jusqu'à réussir ;)
A partir de là commence un long chemin sur la maitrise de la technique par tous les temps en toutes situations.

On vous souhaite de belles balades ;)


Feu par friction - premières flammes


mercredi 22 mai 2019

L'art du feu par friction 2/3




Feu par friction (un) peu de techniques…..beaucoup de pratique.

Pensez au t-shirt mouillé ;)
Lisez ou relisez et vivez le premier article.

Le matériel, vocabulaire et conseils :

  1. La planchette, environ 1 à 2 cm d’épaisseur, sinon c’est trop ou pas assez.
  2. Foret ou drill (terme anglais) Plus ou moins 30cm de long, un peu plus que la longueur de votre tibia, même si on peut réussir avec une drill de 5cm ;) Et plus ou moins 1 à 2 cm de diamètre.
  3. Un nid d’éléments secs pour accueillir (je pèse mes mots) la braise. Il peut être fait de fibres végétales, de feuilles mortes, de mousse, copeaux, tissu, sciure, herbes… Il existe plusieurs techniques, le burger, le plier, les tacos,… mais cela sort du cadre de cet article.
  4. L’archet, ici un « flex bow » pour plus de dynamique et économiser son énergie, point clef ;) La cordelette ? En cuir ou végétale si l’on veut être puriste, avec tout ce qu’on trouve si on est en survie, t-shirt, cordon de veste, lacet...
  5. Outils, pierres taillées, allume feu, support…comme je le dis toujours, si on a un couteau, on a avant tout un briquet et son copain l’allume feu.
  6. Une paumelle, en bois dur, pierre, os, coquillage…..Pensez à l’ergonomie, c’est penser énergie.
  7. L’humain, le milieu, la nature : C’est avant tout une question « d’écoute », d’observation, d’expérience. L’être est l’outil essentiel, le kit n’est que le prolongement, sans l’être, le savoir-faire, la conscience, vous aurez beau avoir un super kit, vous passerez à côté de l’essentiel.
En théorie, tout type de bois fonctionne, en pratique, les essences qui suivent augmentent nos probabilités de réussite :
  • _Lierre
  • _Peuplier
  • _Saule
  • _Tilleul
  • _Epicéa
  • _...
Mais l’essence du bois ne fait pas tout, je vous avais parlé du « mythe » du bois dur et du bois tendre…. pour une même essence, intéressez-vous à sa structure, c’est bien plus formateur ;)

Confectionner tout de A à Z, l’outil doit s’adapter à l’homme et non l’inverse, ou très peu)….et là on arrive sur le premier dilemme de la technique adaptable en survie, pour être efficace, donc rapide, il faut un premier outil, et le mieux c’est un couteau…..alors pourquoi pas avoir un briquet (attaché dans la poche et avec un allume feu digne de ce nom).

Histoire dans rajouter une couche, allez confectionner une cordelette qui tienne le coup et j’espère pour vous que vous aurez vos pleines capacités et non un poignet cassé suite à une chute, comme cela peu arriver en situation de survie…Et on ne rajoutera pas l’obscurité d’une nuit d’hiver.

Bref, vous l’aurez compris, la technique du « hand drill » (technique à mains nues, sans archet) sera plus abordable d’un point de vu des matériaux, mais demandera un sacré entrainement qui vous fera passer de "technique de survie" à technique de vie, et là on touche à un autre domaine. 

Suite au prochaine épisode ;)

vendredi 10 mai 2019

L’art du feu par friction 1/3



Excelente bourre et magnifique braise.
Une fois la braise venue....prenez votre temps, nourrissez la et laissez la grandir ;)


 Feu par friction à l’archet ou bow drill

Avant tout, j’attire votre attention, afin que vous puissiez mesurer pleinement, que vous preniez conscience, du fait que ce blog compte actuellement pas moins de 118 articles en ligne sur des thèmes tels que les plantes sauvages, la vie et survie, le bushcraft, des tutos, des recettes, réflexions, etc… qui sont issus en grande partie de nos expériences, de nos recherches (tout a été testé), cela nous demande un temps énorme, et écrire un article aussi, des fois plusieurs jours de travail se cachent derrière un article.

Certes ils ne sont pas toujours complets, et demanderaient à être améliorés… Mais ils ont l’avantage d’être en accès libre, donc gratuits, ce sont beaucoup de nous que nous vous donnons à travers eux ainsi que nos anecdotes sur Facebook, des fois très riches et où il y a des échanges, où l’on répond aussi à vos questions.

A l'heure où cet article est écrit, l’association, ne vit que grâce aux stages et interventions que nous faisons. Tout cela a un coût, que ce soit en temps, en déplacements, en formations, en matériel,… les dons ??? Actuellement ils s’élèvent à 1 euro ! Et oui, 1 euro de don pour plus de 118 articles (nous remercions ce donateur).
Pour info, il y a un bouton en haut à droite de cette page.

Prenez en vraiment conscience, sincèrement avant de nous demander plus que ce que l’on peut donner déjà gratuitement.


Très loin d’être exhaustif, avec ces articles, il y a tellement à transmettre et à apprendre, je vais vous donner quelques pistes à explorer et quelques conseils ;)

Je ne détiens pas de techniques secrètes ou un savoir unique, rien ne m’appartient et je n’ai rien inventé, juste fait l’expérience de redécouvrir par moi-même certaines techniques et par la suite d’avoir rencontré quelques personnes, et notamment l’inexpérience et des fois l’expérience de certains des stagiaires, qui sont venus compléter ma pratique. Merci à tous ;)

Adepte de l’autodidacte et de l’observation, d’apprendre de ses erreurs, je ne vais pas vous donner du tout cuit dans le bec, l’un des secrets (encore un truc bien commercial les pseudos « secrets ») est simplement de pratiquer, pratiquer et encore pratiquer, dans toutes les situations, par tout temps et avec tous types de matériaux. Et c’est valable pour tout si l’on veut progresser dans un domaine (philosophique, manuel,…).

Bref, ce que je veux vous transmettre c’est d’apprendre par vous-même, et surtout de ne pas vous servir de béquille ;)

Après, un article ne remplacera jamais votre pratique perso ou un stage, mais ça aide grandement, c’est le complexe théorie pratique motivation. 

Drill, planchette, outil,...toute la collection.
Kit feu primitif ;)


Ça y est j’en viens à l’article :

Grosso modo on recherche à obtenir du feu en passant par plusieurs étapes.

Quelques pistes :

  • Conscience et vivre l’instant présent, vraiment une clef !
  • Savoir éteindre et allumer un feu avant tout dans toutes les conditions avant de s’essayer au feu par friction, vous aurez déjà franchi quelques marches essentielles, ne brûlez donc pas les étapes !
  • Les trois états de la matière et la manière de passer de l’un à l’autre que ce soit pour la braise, ou les premières flammes du nid. Avec l’esprit du renard, c’est le top !
  • C.H.V.C.R (pour ceux qui ont suivi nos stages), une base pour les abris, le feu, sa thermorégulation… reprenez toutes les étapes de la production du feu et calquez y ce principe ;)
  • Un truc que tout le monde sait mais que peu appliquent quand il veut faire du feu, c’est ce que j’appelle l’histoire du "t-shirt mouillé". Tout le monde sait comment faire sécher un t-shirt mouillé, mais le premier réflexe que l’on a c’est de ramasser du bois par terre dans l’herbe mouillée ;) 
  • Bref, transférez vos connaissances et savoir-faire à votre vie et survie ou autres, je ne le dirai jamais assez, vous savez déjà tout, il vous manque juste à connecter les choses ensembles.
  • Le truc du bois dur et du bois tendre… une grosse fumisterie, qu’est ce qui se passe si j’utilise un foret dur sur du bois tendre, ou un foret en bois tendre sur du bois dur ? A vous de trouver la réponse dans vos expériences. C’est valable pour le foret, la planchette et la paumelle. Et qu’est ce qui fait que j’aurai un bon équilibre, une belle bourre et du coup une belle braise ?! 

Drill principe masculin, et planchette, principe feminin.
Belle 2ème braise, en utilisant deux fois le même trou.

  • Faites votre expérience sur la production d’une bourre de qualité, sur la différence d’une combustion et d’une carbonisation, les différents types de fumées, leurs changements, évolution. C’est le gaz qui fait la flamme.
  • Je le répète à longueur de temps, le feu par friction est une technique primitive qui peut servir en survie, mais un briquet moderne et un allume feu seront toujours plus efficaces (si on a le savoir-faire). Et là, je le répète encore, lisez entre les lignes, l’archet, la drille,…sont des briquets primitifs, les bases, les principes sont valables et immuables, car basés sur les lois de la physique.
Anecdote en passant, dans une école de survie (salut les copains), on s’est retrouvé à faire un stage après trois semaines de pluie en continue, matin, midi et soir. Personne, même les monos n’ont réussi à allumer un feu par friction dans le peu de temps qu’il nous était donné (quelques heures) et pourtant ça aurait été possible avec un peu plus de temps.
A André François Bourbeau, dans son périple "le Survivthon" par beau temps, il lui a fallu plus de 5h pour allumer un feu en partant de rien. bref, en cas de début d'hypothermie, il nous faut un moyen très efficace que l'on peut utiliser d'une main sans motricité fine.

A la Trackers school, quand on demande à Tom Brown ce que c’est qu’un feu de survie, il se lève, prend un bidon d’essence, asperge un tas de bois et gratte une allumette.

Le feu par friction est un briquet primitif, si on veut sortir d’une réelle situation de survie autant avoir du savoir-faire et un briquet moderne avec son allume feu attachés au chaud et au sec au fond de sa poche.
Pour le bushcraft et le loisir, le feu par friction c’est un régal par contre ;)

Parce qu’au fond d’un ravin avec une jambe et un bras cassé…

  • Et surtout! Le fond du truc, n’est pas là, la technique n’est là que pour servir de support, on pourrait trouver la même chose en faisant du tricot.
    Ce qui compte c'est que l'enseignement de la discipline  permet un travail profond sur soi, comme un Dô japonais.
    C'est une école de vie ;)

Regardez les détails! Tout compte pour réussir.
 Une bonne posture transmise par Romaric Izzo.
Avant c'était free style ;)


jeudi 25 avril 2019

La raiponce en épi, délicieuse asperge sauvage

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Inflorescences blanches de raiponce en épi - Phyteuma spicatum

Je me souviendrai toujours de la blague de François Couplan au moment d'identifier cette plante lors d'une sortie pendant notre formation : 
"- Emilie, tu as une question? 
 - Euh... 
 - J'ai la Raiponce !"
 Et je me suis toujours souvenu du nom de cette plante, comme quoi, les bonnes blagues, on s'en souvient ! 

La raiponce en épi - Phyteuma spicatum, fait partie de la belle famille des Campanulacées, avec entre autres cousines les campanules ou les jasiones. C'est une plantes vivace qui aime les forêts humides et les abords de torrents. Elle est présente sur tout le territoire français, en Suisse et en Belgique
Toutes les plantes de cette famille ont la particularité de contenir de l'inuline, un sucre très bien toléré par les insulinodépendants, et qui remplace l'amidon chez d'autres plantes. 


Bien l'identifier


Raiponce en épi feuilles cordées - cuisine plantes sauvages ain
Feuilles cordées de Raiponce en épi - Phyteuma spicatum
  
Les feuilles de raiponce en épi se remarquent dès le printemps, elles sont en rosette basale, c'est à dire que les feuilles de la base sont étalées en cercle au sol, elles ont une forme de coeur allongé, et on y remarque surtout la présence sur quasi toutes les feuilles d'une marque noire à la base de la feuille et qui remonte sur le centre de la feuille. Hé non, les feuilles ne sont pas malades ;)
Au froissement, il n'y a pas d'odeur remarquable.




 

Epi violet raiponce en épi, unis vers nature rhone alpes
Épi violacé de raiponce en épi - Phyteuma spicatum





Vers le mois d'avril selon les années, la tige florale ou pédoncule se développe pour accueillir l'inflorescence de cette raiponce qui n'est autre qu'un épi composé de fleurs blanches, et parfois violacées. 









Mais avant d'en arriver là, les inflorescences forment des boutons floraux, et c'est ce qui nous intéresse avant tout au niveau culinaire...

Asperges de Raiponces en épi 


Asperges raiponce en épi - ateliers plantes sauvages bourgogne
Asperges de raiponce en épi

Ce sont en effet ces épis floraux en bouton qui peuvent notamment être consommés. Ils ne doivent pas être plus développés. 
Il suffit de couper la tige florale environ 5 cm en dessous du bouton floral. On remarque qu'il apparaît un latex laiteux lorsqu'on coupe la plante. 
Vous pouvez faire les gourmands et les grignoter directement sur le chemin, leur saveur douce, délicate et légèrement sucrée (due à la présence d'inuline), saura vous séduire. 
Vous pouvez également en ramasser une petite poignée, en veillant à ne pas cueillir tous les boutons floraux que vous trouverez afin que la plante puisse se reproduire. 
Il suffit alors de les passer légèrement à la vapeur ou de les faire bouillir 2-3 minutes, et de les servir avec une touche d'huile d'olive, de citron et de tamari, votre palais sera comblé...
Il est à noter que les jeunes feuilles peuvent également être consommées crues dans les salades et ont aussi une saveur très douce. 

Identifier plantes comestibles, unis vers nature Jura
Asperges de raiponce en épi prêtes à être consommées...

 Très bonnes dégustations...