vendredi 28 décembre 2018

Allumer un feu - principes et pedagogie




Initiation feu
Stage de vie et survie: Initiation aux techniques du feu.

 

Souvent quand je fais des démos de feu par friction, sur des salons ou pour une animation, certaines personnes, au moment des questions, me demandent comment allumer un feu dans une cheminée, un poêle à bois…

Et là je les regarde et attends 30 secondes pour écouter les autres personnes dans le public discuter entre elles :
« Moi je mets pourtant plein de papier », « Bah t’as des allume-feu tout prêts, moi je vide la moitié de la bouteille, et là-il démarre toujours », « Ah c’est sûr faut pas être à court d’allume-feu », « Et ben moi j’y arrive pas toujours, ça fait de belles flammes et après plus rien »,…

Et quand je discute avec des connaissances, des amis et que je regarde comment ils allument leur feu, c’est toujours très formateur, … d’enseigner et d’apprendre.



Bref, que ce soit un feu de bivouac ou un feu de poêle à bois, de cheminée, les principes sont les mêmes, avec plus ou moins de contraintes auxquelles il faut adapter son savoir-faire, faire la technique du renard.

Et là, un ami, champion du feu par friction hand drill (je ne le cite pas, il se reconnaitra) m’avoua un jour qu’il savait depuis des années allumer un feu par friction à la main et son petit nid d’herbe sèche, mais butait sur l’allumage du poêle à bois de sa compagne avec une allumette. Chose qu’il a apprise depuis ;)




Donc intéressons nous aux principes !


Voici quelques points clef qui ressortent souvent lors de réussites ou d’échecs :
Je ne donnerai volontairement pas d’explications pour justement vous laisser apprivoiser le principe ciblé, voir les principes sous-jacents, que l’on peut retrouver dans d’autres domaines. Vous laisser chercher, retourner l’idée dans tous les sens, tester etc…Pour qu’ils deviennent vôtres ;)


Rien ne remplacera votre propre expérience, vos erreurs, vos victoires, ni un bon livre, ni un bel article ; ça aide, mais ça ne permet pas d’inscrire dans vos tissus votre vécu.


Si ce qui suit vous parez flou, avec un manque d’explication, cela est normal et voulu. Relisez l’article, faites des essais, apprivoiser et chercher une compréhension, vous en sortirez votre compréhension, vos principes.



_N’oubliez pas que l’échec permet de comprendre une future réussite ;)
Apprendre de ses erreurs, mais aussi de ses réussites, de celles des autres, toujours apprendre (la voie du disciple).

_La chaleur monte, mais le lit de braise est aussi primordial.
Objectif braise ! La chaleur monte, construire et allumer son foyer en conséquence.
Une allumette ou un ensemble de brindilles, de baguettes de bois se tient à 45° tête en bas.



Structure du foyer, buche, moyen et petit bois verticaux et en sandwich
Chaine du feu et structure.


_Ne pas brûler les étapes !
L’un des points les plus importants, dans le monde actuel où tout tend à être instantané, on veut toujours aller trop vite. Prendre le temps de bien faire les choses, avec justesse, en conscience, c’est un art. Cela se savoure aussi. La vie est un art, on peut réapprendre à la savourer, savourer l’instant.

_Ce sont les gaz qui font la flamme.
Rappelez vous vos cours de physique et les trois états de la matière*. Concrètement savoir précisément que telle ou telle essence de végétaux va s’enflammer à x degrés n’apporte que de la culture générale et permet de se faire mousser en société, même si certes, j’utiliserais plus facilement des brindilles de thym, de l’écorce de bouleau ou de la résine de pin, voire celle de l’épicéa, mais ce qui compte c’est de comprendre les rouages du changement d’état.

_Comme je le dis souvent en stage de survie: "On n’arrivera jamais à allumer une grosse buche directement avec une allumette".
Penser à la chaine du feu, à la quantité d’énergie pour allumer un élément, en chasser l’humidité éventuelle, contrer le vent, le froid, etc…



Juste une allumette et quelques fines et longue baguettes pour allumer un feu
Une allumette et quelques fines baguette
comme allume feu.


_Concentrer, condenser toute l’énergie, la chaleur en un point stratégique.
Là, le mot foyer prend vraiment tout son sens.



Quelques baguettes ou un petit fagot de brindilles, le top!
Les deux baguettes vont se chauffer
l'une l'autre et s'entraider.


_La cendre maintient les braises.
Comme lorsque l’on veut transporter une braise ou faire durer une braise de feu par friction, on va jouer sur différents points notamment l’oxygénation, les combustibles,… qui vont agir sur des paramètres comme la vitesse de combustion, la durée, l’intensité,… et les conséquences qui vont en découler.

_Créer une bulle de chaleur, un foyer. Travailler avec CHVCR (pour ceux qui ont suivi nos stages).
Bref jouer avec ce que vous avez appris, expérimenté et surtout transférez vos savoir-faire d’un domaine à l’autre. Par exemple, l’isolant, mettez un bonnet.



Structure très économique une fois l'inertie du poêle lancé.
Lit de braise concentré au cœur,
symbiose, structure, ...


_Reprenez les principes pour éteindre un feu, et laissez infuser en cas d’échec ;)

_Les hérissons de Schopenhauer…

_Etc… Et ainsi va la vie ;)



Quand vous avez expérimenté tout ces différents points, faites des ponts entre eux, regardez ce qui les relie, comment ils s'articulent et là vous verrez, vous aller commencer à créer plein de techniques de renard, de vieux baroudeur, et avec un peu de recule et d'expérience, elles vont vous servir dans plein de domaines différents.


*A noter que certaines cultures fonctionnent avec un regard différent, en effet ils ne définissent pas certains aspects des choses par des états comme solide, liquide et gazeux, mais ils voient et conçoivent les choses plus dans leur action de transformation, c’est-à-dire liquéfaction, solidification,… Au lieu de classer ranger dans des petites cases ou l’état reste figé, arrêté, ils voient comment les changements opèrent, qu’est ce qui les initie, les ralentit, d’où ils viennent où ils vont, etc…Et cela peut changer pas mal notre conception, notre construction, notre philosophie de vie, à vous de voir ;)



jeudi 1 novembre 2018

Les encens endémiques 2/2


Patchwork d'encens de bâton de fumigation et de plantes sauvages séchées
Bâton de fumigation aux plantes sauvages, magie de l'instant, résine de pin maritime et galbule de genévrier.


Les encens endémiques 1/2.

Les encens endémiques :


Les encens peuvent se réaliser sous différentes formes.
Ils ont toujours une base commune sous forme de poudres. Ces poudres comprennent certaines parties de végétaux séchés (écorces, feuilles, résines, fleurs,…). A partir de là, on peut allumer directement un petit tas de poudre qui se consume lentement sans flamme. Il est aussi possible de déposer la poudre sur un charbon allumé au préalable, ou réaliser une pâte pour confectionner des cônes, des bâtons ou encore de fines baguettes de bambou ou de bois recouvertes de pâte à encens.
Enfin une autre méthode consiste à réaliser de petits fagots de plantes comme le classique bâton de sauge (smudge).

Tous les composants pour brûler de l’encens endémique peuvent se trouver dans nos régions, que ce soit une base d’encens, de quoi réaliser du charbon de qualité ou un support à encens.

Dans le respect des végétaux et des intentions que vous voulez porter à vos encens, vous pouvez appliquer les mêmes règles que pour la cueillette des plantes sauvages (cf cueillette des plantes sauvages mode d’emploi).

Après plusieurs mois de tests avec, actuellement, plus d’une quarantaine de substances endémiques et la réalisation de différentes recettes, bâtons et pâtes à encens, (les pâtes a encens sont elles aussi composées de substances naturelles variées comme liant et ou aide à la combustion…) voici quelques exemples des résultats obtenus sur les poudres de plantes.



Voici un petit échantillon de plantes et leurs effets* :


  • Aiguilles de pin sylvestre – Pinus sylvestris : Procure détente et relâchement, notamment au niveau des épaules. Apporte encrage et détente au niveau de la colonne vertébrale.
  • Feuilles et fleurs de lavande officinale – Lavendula angustifolia: Odeur fraiche et purifiante. Son énergie ouvre et réveille les sens, elle est vivifiante et tonique.
  • Feuilles de fougère - Dryopteris sp.  : Dégage une odeur de cumin, est un excellent recentrage et permet un alignement du rachis dans sa verticalité, pose en terre. A noter que sa combustion est délicate.
  • Résine de pin maritime – Pinus pinaster : Énergie très présente, terrestre, forte qui s’imprègne. Elle a une action désinfectante, purifiante et dynamisante.
  • Écorce de chêne – Quercus sp.  : Cet encens rempli l’espace, marque sa présence avec sagesse. Intéressant pour un travail sur les personnes introverties.
  • Résine d’épicéa – Picea abies : Rafraichissant tout le corps, son odeur rappelle fortement celle de l'oliban avec une note plus discrète et résineuse. Cette résine ouvre le sternum,  l'esprit, appelle à la sérénité des pensées. Agit sur la sphère ORL.
  • Écorce de genévrier – Juniperus communis : Avec une odeur apaisante, fraiche et fruitée, l'écorce de genévrier est purifiante. Elle apporte sérénité, joie, émerveillement et détente.
  • Feuilles de thuya – Thuya occidentalis : Résineux et frais les feuilles de thuya réveillent en douceur, régénèrent et dynamisent.
  • Fleurs et feuilles d’origan - Origanum vulgare : Son odeur fruitée ouvre les épaules, apaise et détend les corps subtils.
Patchwork de résine et de plantes séchées.
Résine de pin, cône d'herbes et résine séchées, résine dans le fond du mortier et test d'harmonie.


Recette maison :


Formule apaisante

Effet : Calmante, relâchement et ouverture des épaules. Idéal en fin de journée ou lors de méditations ou exercices de relaxation.

1 dose de résine d’épicéa – Picea abies.
1 et ½  dose d’écorce de genévrier – Juniperus communis.
½ dose de feuilles de thuya – Thuya occidentalis.
2 doses ½ de fleurs et feuilles d’origan - Origanum vulgare.

Bien sûr, il existe une multitude d’autres recettes et d’autres plantes que l’on peut récolter et confectionner comme encens local. Vous pouvez en apprendre beaucoup plus lors d’un nos stages dédié à ce sujet (à venir).

(*Les différents effets ressentis on été travaillés par résonance, tant sur l’impact du lieu où l’on testait l’encens que sur notre ressenti corporel propre. Ces effets n’engagent que nous et sont propres à nos expérimentations).



vendredi 26 octobre 2018

Les encens endémiques 1/2


Chaque goutte de sève contient la plénitude de l’arbre entier.
Maharishi Mahesh Yogi


L'encens est une pratique ancéstrale



Ce qui est fascinant avec le lien que l’on peut créer, entretenir avec la nature, c’est la richesse de cette relation, de cet échange, un échange vrai. En plus de nous plonger dans le vivant qui nous entoure, la nature nous ramène immanquablement à notre histoire, à l’histoire de l’homme et de cette relation qu’il a depuis toujours avec elle, avec lui-même.
Avec l’encens, l’homme passe du feu primaire de survie au feu sacré, il fait un cheminement qui l’amène d’une nécessité, d’un instinct essentiel à un acte dans le subtil, et à un autre niveau, un rite spirituel tout autant essentiel pour son accomplissement, son épanouissement et lui permettant de se rendre compte qu’il est relié au tout.


L’encens

D’après le Larousse : latin ecclésiastique incensum, de incendere, allumer.
Comprenez le terme générique et non la résine que l’on appelle oliban, l’encens est donc toute partie végétale pouvant être allumée. En effet, on peut récupérer les feuilles, les tiges ou les fleurs, mais aussi les racines, les fruits, les graines… Et bien sur les résines.
Tout ne sera pas intéressant à transformer en encens, là, les différents critères de sélection pourront être :
La combustion. Est-ce un élément qui se consumera bien ?
La production de fumée, ni trop ni trop peu. Pour l’intérieur et ou en extérieur ?
Les odeurs et parfum dégagés.
Les changements au niveau énergétique observés.
La rareté du produit.


L’encens origine…


Les encens sont visiblement utilisés depuis la nuit des temps par l’homme et sa relation au feu ancestral.
Des archéologues ont découvert de nombreuses traces de végétaux que l’on utilise encore aujourd’hui pour des soins et des fumigations, dans des sépultures néandertaliennes, comme à Shanidar en Irak démontrant un rituel funéraire (Shanidar 4).

Au Danemark et dans le sud de la Suède on a retrouvé des pâtes de fumigation datant de 7200 ans av. J.-C.
Les premiers hommes ont probablement dû expérimenter, sans le vouloir dans un premier temps, les effets dégagés par la combustion d’un rameau sec de telle ou telle plante ou arbuste jeté dans un feu, d’une résine coulant au hasard sur une pierre chaude ou une braise. L’homme primitif était inéluctablement ouvert et à l’écoute de son milieu avec tous ses sens, ce qui manque cruellement à l’homme moderne pour son épanouissement. Un parfum, une senteur émanant subitement d’un foyer et changeant radicalement une ambiance, modifiant subtilement l’être intérieur ne pouvait pas leur passer inaperçu.

Les encens ont de tout temps pris une place très importante dans la vie de l’homme, et ce, partout sur le globe avec pour chaque culture des encens endémiques et des rituels ou cérémonies associés aux croyances ou à la culture d’un peuple que ce soit pour parfumer et purifier l’air, pour des raisons spirituelles ou religieuses, mais aussi lors de soins ou de méditations.


Résine de sapin
Goutte à goutte, l'arbre nous délivre un cadeau merveilleux.



Les encens d’aujourd’hui


De nos jours, en Europe, les encens connaissent un regain d’intérêt depuis quelques dizaines d’années après avoir été délaissés, globalement au cours des années 1800.
Malheureusement à l’heure actuelle, quasiment la totalité des encens sont composés avec des additifs chimiques qui sont néfastes pour la santé. Des huiles essentielles sont ajoutées pour parfumer, hors une huile essentielle n’est pas faite pour être brulée, cela modifie les principes actifs chimiques qui peuvent être dangereux pour la santé.

Les charbons utilisés pour la combustion sont eux recouverts de nitrate de potassium pour favoriser leur combustion, mais sont très nocifs pour la santé.
Enfin, d’un point de vue énergétique tout cela à un impact non négligeable.
Comment utiliser de l’encens pour une démarche de développement personnel si ceux-ci sont déjà tronqués à la base. Parce qu’il s’agit bien de cela, le parfum n’est qu’une partie de toute la richesse que peuvent apporter les encens.

Personnellement, les seuls encens qui restent intéressants dans le commerce, sont les encens traditionnels tibétains en poudre et une amie m’expliquait que de son point de vue seuls les encens en lien avec Amma ne sont pas perturbants au niveau du corps énergétique. Mais nous sommes loin d’avoir tout testé.

Il faut noter que tout végétal brûlé dégage forcement des substances qui ne sont pas toujours bonnes pour notre santé, mais quitte à faire, autant réduire un maximum les effets et trouver dans les encens endémiques une qualité remarquable, tant d’un point de vue des essences dégagées que d’un point de vue du travail énergétique. De plus, l’intention et les soins apportés à leur confection sont aussi essentiels pour obtenir un encens de qualité.

Plus d'informations sur la 2ème partie (une recette à la clé...;))




jeudi 18 octobre 2018

Comment utiliser l'étoupe de coton.

Le matériel:

Il vous faut:
  • de l'étoupe de coton
  • un nid d'éléments secs (herbes séchés, feuilles mortes, copeaux de bois, ...)
  • Une source de chaleur comme:
  •  une étincelle (briquet acier silex, firesteel, vieux briquet,...)
  •  du soleil (loupe convergente, lentille de fresnel, miroir concave, ...)
  •  une braise mourante, une flamme trop faible (vieux briquet, ...), ...
  • etc...
Avant tout, comme tout amadou, protégez le bien de l’humidité (Ziploc tu es mon ami).
Il convient de préparer en premier votre foyer. Ensuite un nid de copeaux bien fin, bien sec, et ou d’herbes sèches pour accueillir la future braise.


La mise en œuvre:

On peut utiliser comme ici un briquet acier silex. Mais dans un un contexte de survie, on peut se servir d'une loupe, un morceau d'acier forgé, un vieux briquet type molette qui n'a plus de gaz, d'une étincelle électrique, de l'échauffement de divers matériaux, friction, etc...


Quelques belles images valent mieux qu'un long discourt:

Briquet acier silex avec un morceau de coton carbonisé


Un coup sec sur le bord du silex et hop une braise ;)
Le bon geste,un coup sec sur le bord du silex.


technique de survie, première braise avec une étincelle, survie

Une fois la braise obtenue, renforcez, augmentez la si nécessaire, avant de la placer dans le nid d’herbes sèches.
Soufflez comme il se doit, en faisant attention aux fumées (c'est elles qui vont s'enflammer) et dès l’obtention de la première flamme, transférez le nid dans votre foyer si ce n'est pas déjà fait.
Et voilà !
Découvrez nos animations et ateliers sur le feu.

samedi 18 août 2018

Vie et survie: dépassez le formatage, exemple avec les 5C



Matos "survie" des 5C revus en 7C
Suggestion de présentation pour les 7C ;)


L’autre jour je tombe par « hasard » sur un nouveau livre de survie bushcraft et tout le tintouin… Déjà ça ne sent pas bon. Attention, je ne remets pas en cause tout le travail, réaliser un bouquin demande beaucoup. Mais…


Curieux, je jette quand même un œil au sommaire, surtout que l’auteur ne m'est pas inconnu, allez, un petit cadeau en plus pour toi ;)


Commençant à lire: règle des 3, régulation thermique, 5C, … Bref, je me rends vite compte qu’encore une fois on se retrouve face à un nouveau livre qui finalement n’a rien de nouveau. Il ne fait que répéter une énième fois les bases bêtes et méchantes actuelles, et n’apporte plus rien à cette fenêtre sur la vie que peut l’être la survie.



Les bases autant en avoir des bonnes.

Certes, pour quelqu’un qui découvre le sujet c’est une bonne approche, quoique, mais pour quelqu’un qui s’y intéresse un temps soit peu, ou si le néophyte veut aller un peu plus loin ce genre de livre n’apporte pas des bases très intéressantes. Et les bases, c'est essentiel.


Faire du copier-coller et pondre un énième livre n’apporte pas grand-chose (sauf à l’éditeur). Le fond du truc c’est de permette aux gens de réfléchir par eux-mêmes, de leur permettre de créer leurs propres bases, pas de leur mâcher encore une fois un travail qui ne leur permet pas de se construire sinon on ne fait que cloner des moutons….BÊÊÊÊÊ !!!!!!!!!!



Prenons par exemple les 5C.


Les 5C est un moyen mnémotechnique pour se créer un kit de survie, un fond de sac. 5C comme 5 outils, 5 fonctions où globalement souvent on ne retient que l’objet, que j’ai mis, entre parenthèse dans la liste qui suit :

_Couper (couteau).

_Contenir (gamelle, en métal s’il vous plait).

_Couvrir (poncho, couverture de survie).

_Cordage (est-ce besoin de préciser ?).

_Combustion (briquet, firesteel,…).



Personnellement quand j’ai lu la première fois cette fameuse règle pour l’intégrer, je me suis dit qu’on était un peu à côté de la plaque. Rien que sur le principe, quand je fais l’exercice de style où l’on créé une base mnémotechnique pour un fond de sac assurant sa survie, avec des mots commençant par la lettre « C », de suite je pense à Communication, puis Compresse,…
Rien que cela, ça vaut son pesant de cacahuètes et on retrouve toujours 5C. En stage je m'en amuse en parlant des 7C... Le but du jeu vous l'aurez compris n'est pas la surenchère mais d'adapter intelligemment les choses.


Matos, Physique Santé, Savoir faire, Attitude Etat d'esprit
Pyramide des moyens, simplifiée.


Si je décline cela à l'état d'esprit, - que l’on retrouve comme base de la pyramide de survie et c’est encore un autre sujet - l’attitude et le mental sont au combien criants de vérité car le matos, le physique et le savoir-faire viennent après notre état d’esprit, je note C comme Conscience, Concilier, Cohésion, …
D'ailleurs peu de personnes évoquent et développent le sujet, que ce soit dans un livre ou en stage... et pourtant c'est la base.



Bref, si on en revient à nos moutons et les 5 C, là on est encore sur du matos, sujet récurrent et polluant dans le milieu. On l’a déjà assez répété, avoir du matos ne fait pas le bonhomme.


Dans le savoir-faire, la fonction, on est déjà sur des principes un peu plus intéressants, faut-il encore savoir comment utiliser le matos, ou plus précisément les fonctions sous-jacentes, comment s’articule une fonction. Comme par exemple comment un feu démarre ou pas, pourquoi un couteau coupe, et savoir utiliser tout ça ! Le mettre en pratique. Ajoutez-y des notions de sécurité, de rendement, être le plus efficace en dépensant le moins d’énergie possible, connaître les différents matériaux, notamment le bois, ses différentes essences, le sens des fibres, etc…


Et n’allons pas sur le sujet du feu, je vais me régaler.
Idem pour ce que peut faire germer comme attitude et savoir-faire les C de Communication et Compresse ;)

Bol en bois, archet avec fibres naturelles et synthétique, silex, ...
Retour aux sources, silex, bol en bois, archet, fibres naturelles et synthétique ;)



Après il est intéressant de se poser la question, qu’est-ce que cela m’apporte, comment je peux utiliser l’outil 5C… ou comment je peux le détourner, l’adapter à une situation de survie.


Par exemple, en posant l’exercice: "comment je peux me passer de mon matos 5C en situation de drouille?".


Dépasser le formatage: 


Qu’est-ce que finalement je peux apprendre avec ce principe des 5C ? Prendre l’objet et essayer toutes les possibilités, comment il est construit, son impact, sa pédago, ses limites, ses principes… qu’est-ce que je peux en retirer pour qu’il me serve dans la vie de tous les jours, etc... ;)


C’est comme en cuisine, suivre une recette ne signifie pas que l’on sait cuisiner, par contre comprendre comment la recette s’articule permet d’en créer d’autres. Là on parle bien de principes, et dans les 5C aussi il y a des principes pour créer sa propre recette de cuisine. Adaptez-vous, soyez intelligent avec un soupçon de sagesse s’il vous plait.


Comme cet article, les « contrôle C contrôle V » vont retenir Compresse ou Communication, c'est déjà bien et c'est cadeau!
Les autres iront bien plus loin… s’ils n’y sont pas déjà.

;o)