mercredi 29 mars 2017

Abri à insectes, buche percée et tiges


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Un nichoir à insectes aura plusieurs objectifs, celui de répondre à un manque d’habitat de ces hôtes indispensables bien sûr, surtout dans des zones où la nature est trop « propre » ou trop maitrisée, mais aussi comme objectif de pouvoir les observer et mieux comprendre leur rôle dans l’équilibre et le fonctionnement de la nature, comme la pollinisation, la décomposition des végétaux, mais aussi le bon fonctionnement de tout un cycle dont ils font partie.

Parmi les différents types d’abris à insecte qui existent, ici je vous propose un modèle très simple de buche à trous et tiges creuses et pleines pour syrphes, osmis, guêpes solitaires et bourdons.

Comment faire?


Il vous faudra un quart de buche (préférez des bois de feuillus), deux bouts de planchette et six vis pour fixer le tout. Enfin des tiges creuses et pleines comme :

Tiges creuses :

  • Berce
  • Renouée…
  •  Clématite
  • Canne de Provence
  • Bambou

Tiges pleines :

  • Ronce
  • Sureau
  • Fusain
  • Framboisier

Comme d’habitude, une belle photo comme modèle vaut mieux qu’un long discours.

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A la différence des nichoirs à oiseau, ceux à insectes peuvent être réalisés avec du bois moins épais et de qualité moindre. On peut aussi faire de la récup sur des palettes déclassées par exemple, mais attention, on veillera à ce que dans tous les cas, le bois ne soit pas traité, à ce propos, on ne devra pas les huiler comme les nichoirs à passereaux, à la rigueur on pourra huiler le toit, mais surtout pas la bûche.

  1. Dans la buche effectuer des trous de diamètre compris entre 3 et 14 mm, mais attention ils ne traverseront pas la buche.
  2. Fixer les deux bouts de planchette et la buchette à l’aide des 6 vis
  3. Dans la partie du haut, y insérer les tiges creuses et les tiges à moelle en s’assurant qu’elles soient bien calées. Avec le temps (et suivant l’hygrométrie) elles peuvent se rétracter et bouger, n’hésitez pas à en rajouter. L’idéal est d’en utiliser de bien sèches.
  4. Enfin, vous pourrez fixer le nichoir sur un poteau, un mur de maison ou abri de jardin ou encore le suspendre à une branche ou un bout de charpente d’habitation.
  5. Si toutefois vous désirez les protéger, on pourra fixer de petites plaques de plastique (toujours de récup) sur le dessus, mais ce type de nichoir est facilement réalisable, il est donc amené à bien vieillir et être recyclé en garde-manger à xylophage et autres insectes décomposeurs.

Comment attirer des insectes ?


Un des problèmes souvent rencontré est tout simplement le fait que bon nombre de gens sont déçus d’avoir fabriqué, voir acheté un abri à insectes et que ce dernier se retrouve inoccupé d’année en années.
Il peut y avoir plusieurs raisons à cela, et comme souvent cela peut dépendre d’un ou plusieurs facteurs. Explorons donc ces différentes pistes qui favoriseront la venue de ces auxiliaires dans nos abris mais aussi dans le jardin:


  • Un ou des lieux relativement protégés et favorables aux différents insectes avec une exposition sud-est ou sud-ouest, sud-est. Un petit conseil, favorisez plusieurs microclimats et adoptez ceux qui fonctionnent les mieux. Par exemple pour l’osmie, un lieu sec et protégé de l’humidité et du vent leurs conviendrait mieux, prenez exemple sur nos fameux trous d'aération de fenêtres.
  • Un jardin exempt de traitements chimiques.
  • Un compost
  • Des abris pas trop « neufs », en effet les insectes adorent le vieux bois et sont visiblement moins friands des résineux.
  • Des nichoirs à insectes sans peinture ni vernis ou autre traitements.
  • Un jardin et potager fleuris, mais aussi des plantes endémiques du milieu.
  • Un jardin un peu fouilli, avec des zones d’herbes hautes, des vieux tas de bois… Mais pas trop, sinon vos nichoirs auront trop de concurrence (eh oui le premier rôle d’un nichoir est de répondre à une carence d’abris naturels).
  • Un point d’eau tel que soucoupe pour les oiseaux, mais aussi mare ou simplement une flaque d’eau.
  • Une zone chaude et sèche avec du sable.

Bonnes réalisations ;o)

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Osmie dans un trou d’aération de porte.

mardi 21 mars 2017

Feu sans traces ou comment camoufler son foyer




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Quand on arrive sur le lieu du bivouac, on commence souvent à imaginer comment et où on va disposer son abri et le feu de camp.

Là, deux écoles existent. La première, si il y a déjà d’anciennes traces de feu de camp, voire un vieux foyer formé d’un cercle de pierres et que ce dernier est bien placé, on opte pour lui redonner vie. En effet, rien ne sert de refaire une nouvelle marque de foyer à quelques mètres, il suffit souvent de reformer un peu le cercle de pierre et le tour est joué.

La deuxième méthode consiste à rendre après son passage un lieu avec le moins de traces et d’impact visible de notre venue. Certes, un spot de bivouac a un certain charme avec son rond de pierre bruni par le feu. Il évoque parfois des souvenirs et on peut aussi se laisser porter en imaginant que ce lieu a été habité par d’autres randonneurs…

Mais si justement, il n’y a pas d’ancien foyer, on pourra donc se donner comme objectif de minimiser notre impact sur le milieu et de le laisser le plus naturel possible pour le respect de la vie sauvage et des autres usagés.

Comment s’y prendre ?


En évitant de détériorer la première couche de terre, la plus riche et la plus vivante. Tout simplement en s’installant là où la chaleur des braises ne la détruira pas, comme par exemple sur un endroit caillouteux, un bord de sentier (zone dégagée de surcroit) ou en créant un isolant, pour limiter la conduction, entre cette couche de terre et la base du foyer. Pour cela on peut créer une table à feu, c’est une couche de terre de plusieurs centimètres d’épaisseur (la terre des taupinières est excellente pour ça), mais aussi on pourra créer un lit de pierres plates sur plusieurs couches…

  1. Penser aussi à jeter un coup d’œil en hauteur, est-ce-que les branches de cet arbre ne vont pas souffrir de la chaleur des flammes ? Et ce jeune buisson à côté n’est-il pas trop prêt, la chaleur ne va pas lui dessécher quelques rameaux et ralentir sa croissance ?
  2. Ne prélever que du bois mort, il brule bien mieux que le bois vert, fait moins de fumée et préserve ceux qui vivent encore.
  3. Soyez propre quand vous prélevez du bois, sans aller à camoufler le bout des branches coupées avec de la boue, on évitera de tout chambouler comme si un bulldozer était passé par là. Pensez aussi à vos poubelles, même minimes, ne jetez rien dans le feu.
  4. Récoltez uniquement la quantité dont vous avez besoin, un petit feu d’une vingtaine de centimètres de diamètre suffit souvent amplement pour cuisiner, se réchauffer et faire sécher ses affaires.

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Le lendemain matin, une fois votre feu éteint efficacement :

  1. Commencez par enlever les pierres en les replaçant de manière naturelle (face brune non visible).
  2. Grattez la partie carbonisée des gros morceaux de bois restants avant de les dissimuler
  3. Éparpillez les charbons et cendres.
  4. Grattez un peu la terre et recouvrez l’emplacement avec des débris végétaux.
  5. Assurez-vous que l’endroit soit anodin, que rien n’attire l’œil.

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Enfin une autre technique, que j’affectionne moins, consiste à découper (à la pelle) une partie enherbée de la taille du foyer et de la déposer non loin de là, pour ensuite le lendemain, une fois le foyer éteint, recouvrir ses traces en replaçant la partie enherbée.


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lundi 13 mars 2017

Eteindre efficacement un feu de bivouac


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Petit feu de bivouac, juste ce dont on a besoin ;o)


Dans plein de livres, sur les forums, blog, en stage et autre, on nous donne mille et une techniques de la mort qui tue pour allumer un feu, mais paradoxalement, on trouve peu de vrais bon conseils pour l’éteindre. Nous allons remédier à tout cela ;o)

Ici nous ne parlerons que du feu de bois lors d’un bivouac, en randonnée. Cette technique est très efficace et permet de laisser un lieu en toute sécurité.
Avant d’allumer un feu, retrouvez dans un premier temps les conseils de sécurité à la fin de notre article kit feu de survie Unis Vers Nature


Un peu de théorie :


Pour faire simple, un feu fonctionne quand on réunit 3 éléments que l’on regroupe dans un moyen mnémotechnique appelé triangle du feu.
En réalité on devrait parler du tétraèdre du feu, car la réaction chimique est composée d’un 4ème élément, les radicaux libres. Mais pour faire simple retenez comme base le triangle du feu.


Ces trois éléments sont :


  1. Chaleur
  2. Combustible
  3. Oxygène
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Vous l’aurez compris, il suffit d’enlever ou de séparer au moins un de ces composants pour éteindre un feu.


Concrètement :


  1. Commencer par séparer les morceaux de bois, surtout les plus gros pour supprimer le combustible de l'équation et étaler les braises pour diminuer la chaleur.
  2. Laisser « mourir » le feu de lui-même plusieurs dizaines de minutes.
  3. Rassembler les éléments et bien les mélanger avec de l’eau et de la terre (ou du sable), pour refroidir l’ensemble par conduction et limiter l'apport en oxygène, puis les séparer de nouveau.
  4. Enfin, vérifier à la main la chaleur des éléments, d’abord avec la paume à quelques centimètres de distance puis, une fois assez froid avec les doigts et à pleine main. On peut aussi souffler dessus pour voir s’il ne reste pas des braises chaudes. Bien remuer à l’aide d’un bâton en creusant bien aussi dans le foyer et s’assurer que tous les éléments sont bien éteints et froids pour éviter tout risque d’incendie.

Retrouvez notre article sur le camouflage du foyer.


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