vendredi 23 septembre 2016

Les contenants naturels en vie et survie.



Bol en bois creusé au feu, panier d'écorce, vannerie sauvage, ébauche de kuksa, boite en bambou...


Nous avons tous des contenants sur nous, sans toujours nous rendre compte de leurs intérêts…et libérer les mains.

Nos simples poches de pantalon nous permettent d’avoir en permanence quelques objets ou petits outils toujours bien utiles (couteau, mouchoir, briquet, parfois un sac plastique pour la cueillette,…).

Des premiers hommes à nos jours, l’homme a toujours utilisé des contenants, sac à dos, panier pour la cueillette, corde pour transporter un fagot de bois,… Aujourd’hui, même nos chariots à moteur sont truffés de contenants (boite à gants, vide poches de portière,…) un contenant dans un contenant mobile.

Et oui, contenir et être mobile tout en ayant les mains libres, les premiers hommes étaient nomades, et nous, hommes dits modernes, sommes quelque part sédentaires à tendance « semi-nomade » ;-)



Les besoins.



Nous avons donc un être humain qui a besoin de se déplacer et transporter des choses pour vivre… ou survivre.

Les contenants et qui plus est, étanches, sont un vrai défi à réaliser de façon primitive, c’est un sujet délicat et primordial en survie.

En effet, en milieu naturel sans moyen ou très peu il n’est pas évident de réaliser un contenant étanche, et un simple sac plastique « oublié » dans une poche est un bien inestimable en situation de survie. On pourrait aussi utiliser une partie de ce que l’on a sur soi, d’anorak ou de  veste de pluie, botte…

En pleine nature, pour celles et ceux qui vont vagabonder à droite à gauche à la recherche d’éléments naturels pour leurs activités bushcraft ou land art, dénicher quelques plantes sauvage ou encore chercher des champignons, vous avez du sûrement remarquer à quel point les forêts, ruisseaux et prairies sont souillés de déchets. Cette négligence pollue celle qui nous porte depuis toujours. Mais paradoxalement, une vieille bouteille cassée ou un fond de canette peut servir de récipient afin de rendre de l’eau potable en survie…



C'était le bon vieux temps...



Comment faisaient nos ancêtres mais aussi, comment font encore certains peuples dits primitifs ou premiers ?

Dans un mode de vie en milieu naturel, nous l’avons vu, que ce soit en sédentaire, semi nomade ou nomade, un contenant est quasiment indispensable pour transporter des matériaux, mais aussi des affaires (outils), de la nourriture et encore plus important… de l’eau.


Et un contenant supportant la chaleur d’un feu pour faire bouillir de l’eau, cuire, transformer des matériaux (colle de résine, fondre du métal….) peut s’avérer très intéressant, si en plus de cela on y ajoute un moyen de le refermer (bouchon, ligature…) de la légèreté et un peu de solidité, on a un sacré outil primordial.


Quels sont les solutions trouvées par nos aïeux à ce problème ? Ils ont utilisé des matériaux de diverses origines :

_Animale : peau, membrane d’organes, corne, œuf d’autruche, carapace, coquillage,…

_Végétale : noix de coco, calebasse, panier d’écorce, vannerie sauvage, bol en bois, kuksa, sac à dos en vannerie, sac en filet de fibre végétale (ortie, yucca,…), grande feuille ou grand morceau d’écorce replié, section de bambou…(l’un des moyens les plus efficace, rapide et peu couteux en énergie est la gourde en bambou… malheureusement sous nos latitudes, ce ne sont pas des végétaux endémiques).

_Minérale : terre cuite, pierre creusée (ex : lampe à huile à graisse),…,

A noter que certains contenants en pierre ou en terre cuite peuvent être aussi de très bons filtres…



De nos jours...



Cet article est un préambule au tuto du bol en bois creusé par le feu et il a aussi pour objectif d’ouvrir une réflexion sur l’une des difficultés les plus importantes en survie… pouvoir s’hydrater.



Plastique et métal sont les matériaux actuels. Ici, la petite bouteille plastique est utilisée pour contenir du riz.



De nos jours il existe une multitude de solutions, des gourdes souples comme les Sources, les  Camelback ou encore les Platypus, aux rigides tel que les fameuses Nalgène en passant par la simple bouteille en PET.

Personnellement, j’affectionne celle de l’armée française pour sa forme adaptée au pactage, un goulot pas trop petit ni trop gros, légère et solide. Enfin, que dire de la Guyot qui va très bien sur le feu…


Pour aller plus loin, un très beau documentaire sur les techniques primitives où il y a de belles réalisations de contenants naturels.