lundi 18 janvier 2016

Technique de survie: le banc de parc




 
Technique de survie simple et extrêmement efficace, le banc de parc est le nom donné par André François Bourbeau (spécialiste Québécois en survie et auteur du livre Le surviethon 25 ans plus tard) à une sorte de sommier à lattes fait de branches souples.

Cette technique, je l’ai utilisée moult fois, avec un bon feu et une protection contre la pluie (couverture de survie, poncho, abri naturel ou végétal) on a très rapidement un confort très agréable.

Technique de survie vraiment adaptée lorsque le terrain est très humide, avec des blocs rocheux ou par temps de neige, le banc de parc remplacera l’absence d'un tapis de sol.


Sac à dos pour le haut du buste et la tête.


Bien sûr comme toujours la réalisation du banc de parc dépendra des ressources du milieu, il vous faudra pour cela une série de longues branches d’un diamètre gros comme l’index ou le pouce. La longueur correspondant plus ou moins à celle du futur dormeur. De deux ou trois supports, tels que de grosses pierres, buches, rondins ou encore variations de terrain…

Premièrement, après avoir choisi le lieu adéquat en optimisant la sécurité, le microclimat, la disponibilité des matériaux et la signalisation, disposez et calez les supports de telle sorte que les branches viennent par-dessus former une plateforme de niveau. Si vous utilisez 3 supports, disposez-les de telle sorte qu’ils couvrent les points d’appuis de votre bassin, de votre ceinture scapulaire et des pieds. Si vous n’en disposez que deux (pour gagner du temps, de l’énergie ou parce que les matériaux vous font défaut), disposez les au niveau des épaules et des hanches.


S'adapter aux matériaux, ici un fagot de branches est utilisé comme support.


Pierre et rondins comme supports.



La plateforme sera faite avec des branches sèches, idéalement mortes sur pied. Si le bois est un peu humide, on peut réaliser des fagots à sécher debout à côté du feu. Évitez tout bois vert, l’humidité qu’il dégagera sera inconfortable, et c’est justement pour cela que l’on réalise un banc de parc, fuir l’humidité du sol et l’effet de conduction du froid.

 
Les "lattes" en branchages.

On pourra optimiser le couchage avec des herbes bien sèches, là c’est un vrai luxe, ou encore des branchettes plus fines de sapin ou épicéa, celles qui sont mortes à la base des arbres, feuilles mortes, aiguilles de pin ou lichen, toujours bien secs.


Herbes sèches pour améliorer le confort.


Lors de l’utilisation, asseyiez-vous bien sur les points de support, et pour s’allonger, commencez par vous assoir au niveau du support des hanches, puis allongez-vous uniformément.






lundi 4 janvier 2016

Respiration relaxation pour le bien être au quotidien





La respiration est le premièr outil qui nous est donné pour agir sur nous même. Notre corps est notre seul bien, notre véhicule au travers de cette aventure qu’est la vie.


Il existe différents types de respiration, comme par exemple la respiration costale, où ce sont le diaphragme, les côtes à travers les intercostaux qui agissent sur le mécanisme d’inspiration et d’expiration. La respiration sous claviculaire (scalène, intercostaux,…), la respiration abdominale, etc…

Bon nombre de traditions de par le monde utilisent des exercices pour développer l’épanouissement de l’être où la respiration a une place importante, qi gong, yoga, … Notons certaines, que j'affectionne particulièrement, très intéressantes où l’on respire avec l’ensemble du corps, comme par exemple celle où l’on retrouve un mouvement de vague (wakame), universelle…


Ici nous allons nous intéresser à un exercice fort simple alliant une respiration abdominale et des temps de relâchement pour favoriser la relaxation profonde de l’ensemble du corps.

On pourra l’utiliser notamment pour la gestion du stress et cette technique se révéle extrêmement efficace.


la pratique


Posez-vous, prenez un temps pour vous. Assis ou debout, relâchez simplement les tensions du corps en soufflant un grand coup.

Répétez deux ou trois fois si besoin.

Ensuite, sans chercher à forcer la respiration, prenez juste conscience de ce mouvement abdominal en deux temps.

A chaque expiration, toujours sans chercher à forcer, ou lutter contre, relâchez les tensions de votre corps. Imaginez que les tensions se détendent comme si elles fondaient au soleil ou encore comme si elles se diluaient dans l'infini.

« Scannez » vous des pieds à la tête (pieds, chevilles, mollets, genoux, creux poplité, cuisses et fessiers, bassin, bas du dos, côtes flottantes, cage thoracique, organes digestifs, épaules, pectoraux, omoplates, bras et avant-bras, les mains, la nuque et le cou, la base du crâne, la mâchoire, le visage et enfin l’ensemble du crâne) pour détendre plus finement vos tissus (musculaires, sanguins, nerveux, osseux,…).
Au fur et à mesure, réajustez votre posture pour vous sentir plus libre, ouvert et tonique, mais sans être avachi, juste bien dans votre corps.

N’hésitez pas à bailler et laissez s’exprimer le corps.

En fin d’exercice, si besoin, étirez vous comme au réveil.


Pour aller plus loin.


Pour aller plus loin, vous pouvez passer d’une respiration à deux temps, inspire expire, à quatre temps :
_inspire
_légère retenue
_expire avec relâchement des tissus
_vide (l’expiration qui se dissout, s’éteint).
L’inspire et l’expire peuvent se faire aussi dans le relâchement, on ne les commande plus vraiment (elles ne sont donc en aucun cas forcées), elles viennent d’elles-mêmes, seuls les deux autres temps sont légèrement conscients.

Les moments d'expirations avec la détente des tissus va se faire en premier au niveau du diaphragme (zone très émotionnelle), ce dernier est en contact tissulaire avec l'estomac, le foie (vésicule biliaire), les reins, les poumons bien sûr, mais aussi à travers lui passe aorte veines et œsophage. Ainsi ces organes vont aussi se relâcher, pouvoir mieux se régénérer.
Toujours sans forcer, vous pouvez inviter ce relâchement  qui va se "diffuser" dans tout le corps, plancher pelvien, tente du cervelet,...


Dans la vie de tous les jours.


Une fois assimilé, vous pouvez la pratiquer n’importe où et ainsi l’intégrer dans la vie de tous les jours, assis dans les transport en commun, debout en attendant ou en marchant, mais aussi allongé pour vous détendre et trouver le sommeil pour celles et ceux qui ont un peu de mal à s’endormir. Dans un parc pour les citadins, ou en pleine nature, ces exercices sont très appréciables.


Par la respiration, mais aussi l’alimentation, (nous sommes les seuls responsables du carburant que l’on veut ingérer) nous pouvons agir efficacement et durablement sur notre bien-être, notre santé.