vendredi 20 novembre 2015

Un petit fruit d'automne oublié: l'Epine-vinette ou Berbéris



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Epine-vinette - Berberis vulgaris couleurs automnales

La plante en quelques mots


L'épine-vinette ou berbéris (Berberis vulgaris) de la famille des Berbéridacées a longtemps fait partie de nos haies bocagères, tout comme l'aubépine, le fusain, l'églantier... Elle a été quasiment éradiquée au XIXème siècle car elle est un vecteur de la rouille noire, un champignon qui s'attaque aux cultures de céréales. Elle est encore bien présente dans le Nord et l'Est de la France, notamment dans le Jura.
Une espèce de la même famille le mahonia, est utilisée en ornementation, avec ses belles fleurs jaunes et ses fruits bleus sombres (également comestibles).


Reconnaître l'épine-vinette


Il s'agit d'un arbrisseau qui dépasse rarement les 4 - 5 mètres que l'on va retrouver plutôt sur des sols calcaires et bien drainés. Je les ai trouvés pour ma part en compagnie de fusains et viornes obier, dans des milieux assez humides. 

Détail épine trifide épine vinette - berberis vulgaris
Détail épines trifides de Berberis vulgaris





Une des caractéristiques de cet arbrisseau est les faisceaux d'épines, par trois (trifides), qu'il porte à l'aisselle des feuilles. 












Feuille berberis vulgaris, épine vinette identification
Détail feuille Berberis vulgaris couleurs d'automne
 


Les feuilles sont alternes, simples, ovales et ont la marge finement dentelée, mais pas piquante. Le revers de la feuille est glauque.
 


Epine vinette berberis vulgaris fruits
Grappes de fruits d'Epine-vinette - Berberis vulgaris









Les inflorescences sont jaunes d'or, en grappes, ce qui donne à l'automne de petits fruits ovales allongés, qui peuvent atteindre 1 centimètre de long pour 0,5cm de large. Les fruits persistent après la chute des feuilles.  










Des fruits comestibles ? 

 

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Fruits séchés sur pied, consommables tels quels


La plante est utilisée en médecine pour les problèmes urinaires, les troubles digestifs et articulaires. 
On pourra difficilement consommer les fruits tels quels car ils sont très acides. J'ai pourtant remarqué que s'ils ont séché sur pied, ils sont assez bons, et leur saveur rappelle celle de la canneberge séchée, mais ils ne sont pas du tout sucrés. Une bonne manière de profiter de la forte teneur en vitamines C de ces fruits. 




Il est à noter que la chair des fruits ne contient pas de berbérine, l'alcaloïde présent dans toute la plante, qui est peu toxique. Il est toutefois présent dans les noyaux du fruit que l'on ne consomme pas. 
Il est plus simple de faire chauffer les fruits dans un fond d'eau, jusqu'à légère ébullition, de les passer au mixer et ensuite les filtrer pour récupérer un jus très acide que l'on peut sucrer. 
A consommer dans de l'eau chaude ou dans des yaourts par exemple, ou encore en sirop. 


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vendredi 13 novembre 2015

Noeuds utiles en bushcraft et survie 2


 
Nœud coulant à partir d'une boucle de nœud de chaise.


Parlons cordelette :


Bien sûr, la « para-corde » (fausse para-corde) est la star des activités outdoor, bushcraft et pseudo survie !
Faite avec une gaine contenant plusieurs brins, on peut en trouver sur la toile à des prix battant toute concurrence, loin derrière les cordelettes de supermarché ou de magasin de bricolage (qui ne sont généralement pas très bon marché et souvent de de piètre qualité). 


Ces cordelettes étaient anciennement des suspentes de parachute, d’où leur nom. Actuellement ce n’est plus le cas, dû à l’effet de mode de certaines activités de plein air… suivez mon regard! Elles peuvent être désossées pour récupérer les fameux brins à l’intérieur de la gaine et multiplier la longueur suivant l’emploi que l’on en fait (recoudre, bricoler, faire un filet,….).


Personnellement, j’affectionne les cordelettes statiques que l'on trouve dans les magasins d’escalade ou encore au rayon nautisme (accastillage). De bonne qualité mais à un prix qui va avec.

Enfin, pour les activités de feu par friction avec archet, la para-corde fonctionne bien !

Et la fameuses ficelle sisal est, elle, très utile pour servir d’allume-feu. On peut en faire un nid, comme avec des herbes sèches, mais la sisal brûle plus vite et ne fait une bonne braise comme avec l'herbe sèche.


Bon à savoir : 

 _Une cordelette avec une gaine présentant une boursoufflure est un signe de lésions des brins à l’intérieur de la gaine.


_Dès le retour d’une sortie, si besoin, pensez à bien nettoyer et faire sécher vos cordelettes, comme le reste du matos d’ailleurs. Cela vous évitera de mauvaises surprises.
_Utilisez des cordelettes aux couleurs bien voyantes, vous les retrouverez plus facilement en pleine nature. Et une fois un abri en  place, vous risquerez moins de vous prendre dans les cordelettes.



Quelques nouveaux nœuds :

Nœud coulant à partir d'un nœud de chaise: Lors du premier article sur les nœuds, nous avions vu le fameux nœud de chaise, à partir de ce dernier, faites passer le dormant dans la boucle du nœud de chaise, et le tour est joué. Très pratique pour créer le premier point d'ancrage d'une faitière d'un abri.

Noeud coulant, noeud de chaise



Boucle nouée en "8": Restons dans les boucles avec ce nœud qui a l'avantage de se défaire très facilement, comme le nœud de chaise, même si on a exercé une forte traction dessus. Plus gourmand en cordelette, il garde par contre une meilleur résistance et a l'avantage de s'apprendre très rapidement et est généralement facile à retenir.


Boucle nouée en 8



Nœud de bosse: une fois une partie de votre cordelette fixée, pour monter une faitière par exemple, ce nœud va vous permettre de la fixer à l’autre extrémité et d'ajuster la tension. Très utilisé, notamment avec les sardines.

Noeud de bosse