mercredi 16 septembre 2015

Noeuds utiles en bushcraft et survie 1



Pourquoi l’apprentissage des nœuds lors des stages de survie tient une place de choix ?
Simplement parce qu’après avoir pris connaissance des priorités en survie, comme par exemple des notions de prévention, l’orientation, savoir conserver ses 37 degrés quelles que soient les conditions, être capable de se signaler et d’allumer un feu ou encore de monter un abri de qualité… vient un point qui aide à la résolution de nombreux de ces problèmes.
Ce point essentiel, en cas de survie ou tout simplement dans la vie de tous les jours est tout logiquement d’avoir quelques notions de bricolage, et là, connaître quelques nœuds de base, ça change des fois bien la donne.

Bien sûr, on pourra toujours se dépanner avec un bout de fil de fer, ou mieux de cuivre, plus souple et moins cassant (on peut le tortiller un paquet de fois avant de le casser ce truc là). Quand je pars en balade j’en ai toujours un morceau enroulé dans mon sac à cordelette, c’est fou ce que ça peut dépanner un bout de fil de cuivre. 
On pourra encore utiliser des tendeurs, préparer ses cordelettes avec des nœuds tout prêts à l’avance, y fixer des bouts de chambre à air, des crochets ou des mini mousquetons…

Notez le détail, 2 bouts de chambre à air, si l'un pète l'autre prend le relais

Mais là on parle bien de savoir-faire et ce n’est pas toujours évident à réaliser pour un néophyte. Les nœuds sont surtout une question d’entrainement, de gymnastique régulière.
Personnellement, je révise régulièrement l’ensemble de mes connaissances dans ce domaine.

Une bonne astuce est d’avoir deux petits bouts de cordelette dans la poche (déjà, ça sert toujours) pour pouvoir s’entrainer quand on a 5 minutes, dans un bus ou en attendant un train, lors d’une longue file d’attente, etc… Ensuite, de se procurer un bon livre sur les nœuds ou de se faire des petites fiches à garder à portée de mains. C’est pour cela que je vous donne quelques-unes des fiches que j’ai réalisé pour les stages.



Savoir se débrouiller avec un bout de cordelette c’est toujours utile. C’est bien pour ça que lors des stages de vie et survie d’Unis Vers Nature l’apprentissage est assidu, sous stress, avec facteur aggravant comme par exemple avec les yeux fermés. Vous êtes-vous déjà retrouvé à monter un abri en pleine forêt la nuit sans lumière ? Avec pour seule cordelette de fortune, un cordon de capuche, votre lacet ou une bandelette de tissu arraché de votre t-shirt ? (petite piqure de rappel!) Avec une seule main… si si c’est possible, surtout si on se retrouve immobilisé et avec une belle fracture du poignet en prime ou une belle entaille…

Savoir l’art des nœuds en bushcraft et survie c’est un incontournable, pourvoir réaliser un trépied, monter un abri, faire un travois ou encore un beau fagot de bois mort sans en perdre jusqu’au campement,…

Donc, pour commencer, un peu de vocabulaire :

Courant : le brin qui effectue le travail.
Dormant : le brin qui est fixe, autour duquel le courant se déplace.
Ganse : aller-retour, « boucle » qu’effectue le courant.



Ensuite quelques nœuds :


Le demi-noeud: Il permet de finir certains nœuds. 




Nœud de chaise: Boucle simple à réaliser et facile à défaire même après de fortes tensions, on peut le finir par un demi-noeud. Une fois réalisé, la résistance de la cordelette est réduite de 40%.



Nœud de plein poing: Boucle facile à réaliser mais difficile à défaire si une forte tension y est exercée.




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