mercredi 26 août 2015

L'ortie, une plante sauvage multi-usage 1/3 - La cordelette d'orties




L’ortie, au même titre que le plantain est vraiment une plante multi-usage. Que ce soit pour les activités de bushcraft, en situation de survie ou tout simplement dans la vie de tous les jours (cuisine, jardin,...), pour celles et ceux qui entretiennent un lien de connivence avec la nature, l’ortie est un incontournable. 
Pour en savoir plus sur la plante en elle-même, voir cet article.
Un petit carré dans le jardin servira dame nature et vous permettra de réaliser de nombreuses préparations culinaires, bricolage bushcraft et sera un bon allier du potager. Voir à ce sujet cet article.

Cordelette d’ortie



Premièrement, récupérez des tiges d’orties, les plus longues et grosses que vous pouvez trouver.
Ensuite, effeuillez-les, en récupérant les feuilles les plus tendres pour vos préparations culinaires, et les plus vieilles pour faire du purin par exemple.
A ce stade, il existe trois méthodes pour récupérer la fibre d’ortie:
  • Le rouissage, qui consiste à plonger les tiges plusieurs jours dans de l’eau pour ensuite décoller plus facilement les fibres.
  • Le séchage, comme son nom l'indique, on fait sécher au préalable les tiges, pour ensuite récupérer les fibres...là encore un peu de technique s'impose.
  • Et la dernière méthode que je vous expose ici, car plus rapide et donc plus pratique en cas de survie.
Prendre les tiges, et sur une surface plane, les écraser en les roulant à l’aide d’un gourdin. Cette opération va casser la moelle qui se trouve à l’intérieur et permettre ainsi de récupérer plus facilement les fibres. La moelle, une fois sèche servira de succèdané de brindilles pour allumer le feu.




Une fois vos fibres récupérées, vous allez pouvoir commencer à les torsader. 
En premier, tortillez les fibres sur elles-mêmes comme un torchon, on peut les faire rouler sur sa cuisse avec la paume de la main.

Puis repliez les sur elles même comme sur le premier dessin ci-dessous en faisant attention de ne pas avoir la même longueur de fibre entre le brin du haut et le brin du bas (cela permet de rajouter des fibres au fur et à mesure).

Ensuite, continuer les torsions (attention, toujours dans le même sens) en alternant le brin du haut et le brin du bas, sachant qu'après, le brin du haut et le brin du bas s'enroulent en même temps autour de l'axe formé par la cordelette (ici en bleu sur le dessin, sinon vous pouvez faire l’erreur d'enrouler un brin autour d'un autre au lieu d'enrouler les deux brins en même temps).









Au fur et à mesure que vous allez confectionner votre cordelette, rajoutez des fibres pour l’allonger jusqu’à la longueur désirée. Pensez à bien intercaler les brins du haut et les brins du bas au niveau de leurs longueurs.

Si vous voulez qu’elle soit plus épaisse, donc, plus solide, il vous suffit de prévoir le double de la longueur finale, et de la torsader jusqu’à ce qu’elle se plie pour permettre de la doubler en se repliant sur elle même, comme lors de la toute première torsion des fibres (1er dessin).

Pour finir (arrêter) la cordelette, on peut pratiquer une épissure, mais c'est une autre histoire à suivre dans un prochaine épisode. Sinon, faites un simple demi-nœud.
Une fois réalisée, utilisez là de suite, sinon, laissez la sécher tendue entre deux poids sur une planche par exemple. 

Enfin, petit clin d’œil au amis:

Cordelette d'ortie de 4 mètres avec épissure réalisée par Genévrier alias Christophe Monplaisir

En allant fouiller dans notre page de liens, retrouvez Genévrier lors de ses stages de techniques primitives de l'Aventure au coin du bois.