vendredi 24 avril 2015

La cardamine des prés, une plante à la saveur piquante

 
Station de Cardamine des prés - Cardamina pratensis
  
Qui est-elle? 

La cardamine des prés - Cardamina pratensis, fait partie de la grande famille des brassicacées, qui est la famille du chou. Elle est la cousine de la cardamine hirsute ou hérissée mais pousse et fleurit un peu plus tard que cette dernière. Elle est un bon indicateur du printemps avec la primevère et la violette.
On la rencontrera volontiers dans les prés, talus et jardins humides, comme beaucoup de ses congénères.

La reconnaître

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Inflorescence cardamine des prés - Cardamina pratensis





C'est bien souvent par son inflorescence que l'on remarque la cardamine des prés, en effet, ses fleurs à 4 pétales opposés 2 à 2 de couleur rosée ne passent pas inaperçues sur leur longue tige florale glabre.






  



 
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Détail feuilles rosette basale cardamine des prés - Cardamina pratensis
Elle est pourtant visible bien avant par sa rosette de feuilles basales qui ressemblent en tout point à celles du cresson. La cardamine des prés est d'ailleurs parfois nommée cresson des prés. 
Ce sont des feuilles composées, à folioles ovales arrondis imparipennés.







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Détail feuilles tige florale cardamine des prés - Cardamina pratensis









Les feuilles de la tige florale sont également composées, mais les folioles sont allongés et pointus. 












Sur une même plante, on peut voir des fleurs en bouton, des fleurs épanouies et des fruits en formation. On peut voir ces fruits déjà formés appelés  siliques sur la photo ci-dessous. Ils libéreront de petites graines noires à maturité.

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Détail siliques avant maturité cardamine des prés - Cardamina pratensis



L'utiliser

La cardamine se consommera plutôt crue, mais sa saveur piquante fait qu'on ne la consommera pas seule, mais plutôt comme un condiment. 
Les feuilles peuvent agrémenter les salades ou les sandwiches, il en va de même pour les fleurs qui sont un peu moins piquantes que les feuilles. 
Pour ma part, j'aime beaucoup la déguster sur des tartines de fromage frais, du chèvre ou de la brebis de préférence. 
Pour vos apéritifs, de petits toasts décorés de fleurs feront bon effet tant visuellement que pour les papilles.

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Toast chèvre frais et fleurs cardamine des prés





mercredi 8 avril 2015

Le point ZERO en survie, ou "l'instant présent." 2/3




Couché de soleil le Puy en Velais sortie week end Unis Vers Nature
L'émerveillement de la vie sur terre. Vivre pleinement avec les 5 sens l’instant présent.


Petit exercice pour bien comprendre.


La prise de conscience c’est de l’anticipation à l’état pur !
En situation de survie cela ne veut pas dire ne rien faire ou se surprotéger avant une drouille, psychoter etc… mais gérer ses choix en conscience et non à travers les émotions, le mental avec son formatage, ses envies, ses peurs, etc… Cela n’empêche pas de vivre pleinement ses émotions, ou d’analyser les choses, de les définir, au contraire, on les vit plus pleinement, mais on en est moins dépendant, on a du recul sur cela, on peut même en jouer, comme au théâtre.

Ce qui permet par la suite de défendre sont petit bout de jambon au mieux.
Donc accepter, c’est passer par la case zéro ! Cela permet de mettre le mental, (l’ego aussi) fut un temps, au panier (cou-couche panier !).
Cela permet de relativiser, de ne pas partir sur des délires qui pourraient accroitre la situation de drouille, le sur-accident (inertie mentale).


Exemple :
Si on laisse de côté le passé (apprentissage, souvenir, formatage, traumatisme, etc..) et le futur, ok, juste comme ça, pour le jeu, pour essayer hein ! Car bien sûr, c’est plus facile à dire qu’à faire…et encore, c’est une question d’habitude, d’entrainement.
Bref, si on se dit, aller, pour l’exercice, je laisse, j’abandonne tout ça pendant 5 minutes, et bien le mental (l’emmental comme le dit un ami) part du point zéro ! On vit le moment présent ! Attention, pas deux secondes ou 10 minutes en arrière ou en avant avec la pensée qui voyage, comme « tiens, cette nuit j’ai rêvé de ça, ou j’ai envie d’aller là-bas ce weekend… », on recentre la pensée à MAINTENANT !

Et ça on peut le vivre à chaque seconde, juste en rappelant à l’ordre les pensées qui vont vite voyager dans la temporalité « hé ! Ho ! La règle du jeu c’est juste 5 minutes de calme intérieur ! » Histoire de le vivre pleinement et aussi de pas trop faire peur au mental, à l’égo.


Concrètement, comment on fait ?

L’un des exercices qui s’y prête bien, et particulièrement aux activités nature, c’est de se recentrer sur ses 5 sens et sur l’instant présent. Je me suis rendu compte de ce petit truc en faisant de l’observation animalière. A 200% en éveil pour capter le moindre bruit, la moindre odeur… qui me signalerait l’arrivée d’un animal proche de l’affut et ainsi ne pas louper une miette d’une rencontre qui des fois demande plusieurs heures de patience pour quelques dizaines de secondes (voire moins) d’instant magique. Mais je vous rassure des fois on reste plusieurs dizaines de minutes à contempler une scène digne des plus beaux documentaires animaliers. « Oh ! Bamby !!! »

Bref, à 200% « ici et maintenant » avec les 5 sens et le mental au repos !
Après, il y a des postures corporelles qui favorisent le travail, le cerveau et le corps sont étroitement liés, j’en parlerai dans un prochain article, mais je garde aussi de quoi jouer pour les stages et ateliers ;o)


Après un peu d’entrainement, cela se traduit par un changement d’attitude, on commence à se détacher de plein de formatages, on relativise beaucoup.

On commence à se rendre compte que l’on peut changer de conducteur et laisser l’ego, le formatage,… sur le siège passager.

Au volant ? Un peu plus de conscience, d’écoute qui font qu’au lieu de réagir par « automatisme », comprenez « ce que le petit je, l’égo, le mental » fait habituellement sans réfléchir, nos réactions notre caractère, notre culture éducation,…

Du coup on relativise. Et on va à l’essentiel, on renvoie les peurs et autres émotions au second plan.

On devient observateur, non pas de faune sauvage, mais de tout ce qui nous entoure et qui du coup nous touche un peu moins, donc on réagit mieux en conséquence.


Pour illustrer ceci, je vous conseille vivement le film le guerrier pacifique  entre autre.
Le guerrier pacifique (film) (Peaceful Warrior) 2006. Réalisateur Victor Salva - tiré du livre  le guerrier pacifique (Way of the Peaceful Warrior, Dan Millman, 1980).





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