lundi 16 mars 2015

Salades de printemps: Il n'y a que la mâche qui m'aille!



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Rosette de mâche (Valerianella sp.)

S’il y a une plante assez facile à repérer et à cueillir et que je présente lors des stages de cuisines avec les plantes sauvages lorsqu’elle est disponible, c’est bien la mâche (Valerianella sp.) ! Elle est nommée de diverses manières selon les régions. 

La mâche en bref 


Il existe une douzaine d’espèces de mâche sauvage, mais elles sont toutes comestibles. La différence n’est pas visible à l’œil nu. 
On la trouvera sur des sols pauvres en azote et pas trop humides. Elle pousse parfois dans des endroits inattendus comme sur des murs...

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Mâche escaladeuse!

Si l’hiver est doux, on pourra la trouver dès la mi-décembre, mais elle se cueille plus particulièrement à la fin de l’hiver et au début du printemps. Les inflorescences sont aussi comestibles. 
Le cycle de vie de la plante est assez court puisqu’il ne dure que 3 à 4 mois. 
Elle se présente sous la forme d’une rosette, c’est-à-dire qu’elle n’a des feuilles qu’à la base tout autour de son axe. Les feuilles se superposent pour former comme de petites touffes.

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Touffe mâche sauvage (Valerianella sp.)

Elle n’a pas de tige à ce stade, mais une tige florale se développera ensuite de mars à mai selon les régions. 
Les feuilles sont entières avec un large pétiole (tige de la feuille) vert clair. La feuille est obovale avec une nervure centrale très visible. 

Inflorescences de mâche (Valerianella sp.)

Les fleurs à 5 pétales sont groupées en bouquet en haut de la tige florale, leur couleur est généralement blanc bleutée. Elles passent souvent inaperçu car elles sont très discrètes. 


Pourquoi déguster la mâche ? 


Il s’agit d’une plante très riche en minéraux – phosphore, fer, potassium, magnésium… et en antioxydants. Elle comporte une large gamme de vitamines B et C, des protéines et des fibres. Elle a de plus une saveur très douce qui plaît généralement au plus grand nombre (mon fils de 5 ans en raffole !). 
Elle a de plus des vertus adoucissantes, reminéralisantes et déstressantes.

Elle se marie très bien avec d’autres pousses hivernales ou printanières : Cardamine hérissée, pissenlit, violette, primevère

Et quand vous aurez goûté à la mâche sauvage, vous n’aurez plus envie de manger de la mâche cultivée… !

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Panier de jeunes pousses, un régal en perspective!




Stage week end plantes cuisine sauvage







mercredi 4 mars 2015

Le point ZERO en survie, ou "l'instant présent." 1/3


Le point ZÉRO, un bon antistress en situation de survie… mais pas que !

Encore un article d'une série de trois qui croupit depuis un bon bout de temps dans les limbes intersidéraux de mon pc.

Voici donc le premier volet d’une série concernant un travail sur soi…enfin c’est une invitation à…
Ce premier volet est un peu une mise en bouche, une introduction.


Gestion du stress stage survie UnisVersNature
Si l'on est perdu en forêt, un feu, une boisson chaude, rien de tel pour se poser !






Souvent en voyant les travaux de rénovation que j’ai fait chez moi, ou simplement les multiples bricolages que j’adore réaliser, en discutant un peu, les gens surpris me disent « moi je ne suis pas bricoleur ! ».

Et je réponds « Hé ben ! Moi non plus ! »

Je leur explique ensuite que je ne suis pas né avec un marteau et une perceuse dans les mains. Le premier clou que j’ai essayé de planter, je n’ai sûrement dû que réussir à me taper les doigts…Enfin les premiers coups d’essai !... ;o)

Bref, j’ai commencé au POINT ZÉRO.

Le point zéro, vous l’aurez compris, c’est partir de rien (ou presque), et cela se décline à tous les niveaux, physique, connaissances, capacités,…Mais pas uniquement !

L’un des points importants à mes yeux, c’est d’accepter de prendre en compte ce presque rien. Ça ne change quasiment rien en réalité, mais dans notre approche, cela aide, ça rassure le mental, cette belle machine qu’est le cerveau, ça permet de la calmer, (j’en reparlerai dans un prochain article) enfin cela apporte une dynamique, une réelle créativité.

En situation de drouille, de survie (ou pas), mais bon ici c‘est bien la survie qui nous intéresse, on commence toujours du point zéro, que l’on ait ou pas les connaissances, l’entrainement, le kit bidule de la mort qui tue, etc… ET la base, c’est d’accepter la situation, c’est de la gestion de stress, et c’est important pour ne pas surenchérir en cas de pépin ! Pour éviter de se perdre encore davantage, de risquer plus, etc…

Quoi que l’on fasse, on part toujours du point zéro. Et rien n’est jamais acquis, ceux et celles qui ont vécu des moments difficiles, la vraie grosse tuile qui leur arrive sur le coin de la tronche en une fraction de seconde (ou en un laps de temps court, en quelques jours) savent de quoi je parle.


L’emmental et le petit bout de jambon, ou ... Accepter.



Alors accepter ou défendre son petit bout de jambon ? Accepter une situation ou se battre comme un lion ?

Les deux mon capitaine !

Cela ne sert à rien de se battre contre un mur. Regardez, lisez, ou re-regardez-lisez 127 heures *. 

L’expérience montre qu’une situation doit être acceptée pour être prise en pleine conscience dans la réalité et non dans un magma émotionnel et mental, et perdre ainsi notre précieuse énergie.
Par exemple, le classique je suis perdu, mais l’égo ne veut pas le reconnaitre et il prend le dessus.
Si avec ça, la famille, les amis de balade commencent à partir dans l’émotionnel, voire les peurs. Cela n’arrange pas le tableau.

Tout simplement il suffit de se poser, de se recentrer, de prendre du recul, une simple pause. 

Il pleut ? Monter un abri avec son poncho ou son tarp en 5 minutes, et prendre le temps de se poser.

Si il fait un peu froid, que le jour commence à tomber, vue la situation, le moral baisse aussi.
Se faire simplement une boisson chaude avec un petit réchaud ou faire un feu et se poser.
Ça fait un bien fou au moral une eau chaude et un bon petit feu dans ces moments-là.

Bref ! Calmer les émotions, les peurs de chacun et puis regarder autour de soi, au loin (on passe de l’ortho au parasympathique). Commencer par voir quelles sont les possibilités, prendre du recul sur la situation, relativiser. Mettre en pratique ce que l’on vous a appris en l’adaptant à l’histoire du moment, mais ça vous avez déjà commencé à le faire… un petit abri, un feu…un peu de réconfort au moral ! ;o)
Enfin, agir au mieux au plus raisonnable, au plus sécurisé.


Survie avec les enfants
Éviter la panique dans un groupe en rassurant, réconfortant.

Accepter, c'est une clef, accepter ce n’est pas se résigner, bien au contraire. Accepter, c’est prendre du recul pour mieux voir les choses, pour vivre aussi pleinement ce qu’elles sont, avec le moins de filtres possible, c’est à dire au plus proche de la réalité, sans trop de déformations par le formatage, par la vision du mental, par les émotions trompeuses…

A suivre dans l’article : Le point ZÉRO en survie 2/3.


Lanterne micro UCO Stage survie UnisVersNature





*Le film 127 heures, réalisation et scénario de Danny Boyle et Simon Beaufoy avec James Franco et le livre autobiographique 127 heures. Plus fort qu'un roc d'Aron Ralston