jeudi 28 mars 2013

"Les seigneurs du Parc"

Coup de cœur pour le travail d'un ami.


Olivier centenaire du parc du Pian à Menton

Sylvain ROUAH est un passionné de nature, dans les deux sens du terme. Passionné de photo, expert en observation animalière et très attaché à tout ce qui a des racines. Mais il a surtout une grande sensibilité pour la magie que nous offre la nature et la vie qui coule en elle.
Je vous laisse apprécier et découvrir son travail.
"Bonjour tout le monde,
j'espère que vous allez bien.
Je vous présente 30 nouvelles photos en Noir et Blanc, sur mon site.
"Les seigneurs du Parc", une série d'images dont les uniques sujets sont les oliviers centenaires, voire millénaires, du parc du Pian à Menton. Ces photos ont été réalisées avec mon appareil photo de poche et non mon gros reflex. Attention, il y a 2 pages de catégories lorsque vous cliquerez sur "Portfolio".
J'espère qu'il vous permettra d'avoir un autre regard sur les arbres, et d'en comprendre le mien.
N'hésitez pas à partager le lien ci-dessus.
Merci à tous et à très bientôt"
Sylvain ROUAH

lundi 25 mars 2013

La fée du printemps - La primevère

 

La primevère en bref

Vous connaissez tous cette petite fleur qui se fait remarquer car elle vient fleurir par taches les talus et les pelouses au début du printemps. Vous en avez certainement fait de très jolis bouquets lorsque vous faisiez l'école buissonnière.
Cette petite plante fait partie de la famille des primulacées. Vous avez bien sûr observé qu'il y a plusieurs espèces de cette jolie petite plante au parfum suave.
Faisons donc connaissance avec ces trois cousines


Primevère à grandes fleurs
Cette espèce est la plus courante. Elle se distingue par ses jolies fleurs jaunes pâle solitaires. Elles sont parfois rouge ou rougeâtres. Elle est également couramment cultivée.



Primevère à grandes fleurs (Primula  vulgaris ou Primula grandiflora


 


Coucou - Primevère officinale
Voici le coucou, avec lequel vous confectionniez des bouquets. Ses fleurs sont jaunes vif et réunies en ombelle, c'est à dire qu'elles forment une inflorescence particulière où toutes les tiges des fleurs, les pédoncules sont accrochés à un même point.




Coucou - Primevère officinale
(Primula  veris ou Primula officinalis)


Primevère élevée
Cette primevère est aussi appelée coucou, elle ressemble en effet beaucoup à sa cousine la primevère officinale, mais ses fleurs sont beaucoup plus pâles et élargies au sommet



Primevère élevée (Primula eliator)

A déguster seule ou dans vos salades

Manger des fleurs me direz-vous? Pour quelles raisons?
Et bien en premier lieu parce que c'est très bon! Les primevères ont une saveur très agréable, qui parfois tire vers l'anis.
Vous pouvez manger le calice (partie verte) et la corolle (partie jaune) sans les séparer, et cueillir l'une ou l'autre des espèces sans danger, elles sont toutes comestibles.




De plus, vous pourrez agréablement décorer vos salades printanières afin de se régaler les yeux et se mettre en appétit.





mardi 19 mars 2013

Merveilles miniatures.

S'émerveiller d'un rien miniature, s'arrêter et contempler la nature.
Rendre grâce à la beauté façonnée par le temps passé.
Sentir la vie qui à chaque instant nous éblouit.








Réalisation d'une Kuksa, tasse en bois finlandaise (1/2)



Présentation.


Loupe sur
un jeune bouleau.
La kuksa est une tasse traditionnelle d'origine finlandaise, plus précieusement du peuple Sami. Généralement réalisée en bois de bouleau, et tout particulièrement avec la loupe du bouleau. Cette dernière est une altération du bois, une défense face à une agression physique (choc, maladie,...) .
Cependant, on notera que l'on retrouve ce type de pratique dès l'âge de fer parmi les peuples de l'Altaï, ainsi qu'auprès des amérindiens d'Amérique du nord.

Les artisans amateurs en réalisent dans d'autres essences de bois, tel que le frêne, le chêne...avec des outils traditionnels, tel que les gouges, limes et notamment la fameuse croche bien connue des passionnés de bushcraft et les coureurs des bois.
Mais les outils actuel de menuiserie, comme le tour à bois, ponceuse, perceuse, etc...sont très largement employés notamment par les professionnels.
Il faut ajouter à cela du sel et de l'huile d'abrasin (ou huile de Tung, bois de chine, aleurites moluccana) pour traiter le bois et... de l'huile de coude!




Couteau pour sculpter Mora 106,
gouge 20mm, croche Mora 164.

 

Etape par étape:

Tout d'abord, veillez prendre conscience des quelques règles de sécurité énoncées dans la deuxième partie de l'article: Dragonne et sécurité avec un couteau Mora

On partira d'une buche de bouleau encore vert, la fendre en deux partie. Car le bois en séchant se fend en partant du cœur, ainsi on limitera les risques.

A partir de là dessiner des esquisses et choisir la pièce de bois qui sera la plus adaptée à votre projet, sans défaut et avec un bel arrondi régulier pour le dessous et les côtés de la future tasse, c'est l'arrondi naturel du tronc.




A l’aide de l’égoïne prédécouper les pièces de bois à dégager, que vous ferez sauter en fendant comme sur les photos.



Garder un peu d'épaisseur pour éviter d'attaquer trop en profondeur le bois du bord de la future tasse.
Puis commencer à dégrossir la tasse, à l'aide d'une machette ou d'une hachette correspondant à ce type de travail.


Attention, vous outils doivent toujours être bien aiguisés, vous devez porter des protections adaptées (gants, lunettes de protection...), et surtout ne jamais diriger une lame ou partie tranchante vers vous ou une personne proche. Prendre des pauses et ne pas travailler si la fatigue se fait sentir.


Avec la croche ou une gouge attaquez le bois pour creuser la tasse. Vous apprendrez particulièrement avec cet exercice à écouter les sens des fibres du bois.
Vous pouvez en alternance travailler l'extérieur et l'intérieur de la tasse, pour varier les plaisirs... et reposer vos muscles!
  

Enfin, quelques conseils pour finir cette première partie:

_Pour limiter au maximum que le bois ne se fende, on placera la pièce de bois dans un sac plastique au réfrigérateur, et on travaillera dans une pièce non chauffée ou en extérieur (en automne hiver) afin d'éviter les forts écarts de température et garder le bois humide.
_Plusieurs méthodes existent, on peut aussi commencer par creuser la tasse et faire les contours par la suite.
_Dans tous les cas, garder un peu d'épaisseur, surtout pour dégrossir. Par la suite, au couteau (type Mora 106) et une lime à bois vont permettre d'affiner le travail.





lundi 18 mars 2013

L’ortie nouvelle est arrivée !


L’ortie en quelques mots


Vous connaissez tous l’ortie, si ce n’est en la mangeant, en tout cas par ses piqures peu agréables !
L’ortie se trouve un peu partout dans nos latitudes, pour peu qu’il fasse suffisamment humide, et que la terre soit assez riche. L’ortie aime en effet les terrains azotés, vous la trouverez donc bien souvent dans des terrains abandonnés et en bordure des chemins.
L’ortie fait partie de la famille botaniques des urticacées, il en existe deux sortes chez nous, la grande ortie (urtica dioica) et l’ortie brûlante (urtica urens). Ses feuilles sont opposées et décussées - c'est à dire que les paires successives se croisent à angle droit -  très dentées. Elle est recouverte de poils urticants. C’est dans ces poils que l’on trouve l’acide formique qui nous irrite lorsque ceux-ci se cassent. Ses fleurs sont insignifiantes, verdâtres.
Elle est souvent confondue avec les lamiers qui sont d'autres plantes non urticantes et ayant des fleurs colorées au calice sucré.


Pourquoi manger l’ortie ?

C’est une plante très riche en fer et en minéraux essentiels pour l’organisme, comme le potassium, la silice ou le magnésium. Elle contient également des vitamines C et A. Il s’agit de l’une de plantes les plus riches en protéines végétales.
Cela va sans dire qu’il s’agit donc d’une excellente plante reminéralisante et qui a également des propriétés dépuratives.

Comment cueillir ?

De manière générale, lorsque vous allez faire de la cueillette, choisissez un lieu à l’écart des routes, des champs cultivés, ou de tout endroit que vous sauriez pollué.
Choisissez des plantes saines et vigoureuses. Soyez respectueux des autres plantes et êtres vivants qui habitent et visitent les lieux. Enfin, ne cueillez que ce dont vous avez besoin, laissez en aux autres, et à la plante, elle a besoin de feuilles pour se régénérer.
Pour cueillir l’ortie, si vous avez peur des piqures, munissez-vous de gants et de petits ciseaux. Vous pouvez également les cueillir à main nue, en les prenant par-dessous, je ne vous garantis pas que vous ne vous ferez pas piquer, mais les piqures seront rares avec l’expérience.
Dans tous les cas, une piqure n’est pas toxique, juste un peu douloureuse, et la nature étant bien faite il existe des plantes qui permettent d’atténuer la douleur, je vous en parlerai une autre fois.
Ramassez les sommités, c'est-à-dire les jeunes feuilles au sommet.
Vous pouvez cueillir l’ortie toute l’année en dehors des gelées.

La « fameuse » soupe d’orties

Voici une recette personnelle de soupe d’ortie :
Pour 2/3 personnes
3 poignées d’orties
4 pommes de terre moyennes
1 bel oignon
Sel, poivre

Emincez l’oignon, et mettez-le à dorer dans une cocotte
Epluchez les pommes de terre et coupez-les en dés. Une fois les oignons dorés vous pouvez les ajouter dans la cocotte, puis après quelques minutes, Recouvrez d’eau et laissez cuire une dizaine de minutes.
Après avoir lavé les orties, hachez-les grossièrement avec un couteau légumier, et ajoutez-les dans la cocotte.
Laissez cuire une dizaine de minutes supplémentaires, jusqu’à ce que les pommes de terre soient cuites.
Salez et poivrez.
Mixez la soupe, vous pouvez servir !
Vous pouvez doser la quantité d’orties et de pommes de terre selon vos goûts.
Bon appétit !
Découvrez une autre plante à déguster en cette fin d'hiver / début de printemps, la cardamine hérissée... 



Découvrez comment transformer les fibres d'orties en cordelette... et comment l'utiliser comme alliée du jardin... en purin.